Francouvertes demi-finale 1 : P’tit Belliveau et les Grosses Coques, haut la main !

LIVE REPORT – Les demi-finales de la 23e édition des Francouvertes ont débuté hier soir au Cabaret du Lion d’or. À l’affiche : Anaïs Constantin, P’tit Belliveau et les Grosses Coques et Thierry Larose.

C’est déjà le temps des demi-finales aux Francouvertes après une semaine de pause bien méritée post-préliminaires. Pour ce premier soir, les organisateurs ont décidé de rassembler Anaïs Constantin, P’tit Belliveau et les Grosses Coques et Thierry Larose. Soirée folk-rock pour résumer donc. Pas pour nous déplaire.

Rire du danger avec Anaïs Constantin

Après une (toujours aussi) belle introduction de Laura Babin, venue remplacée au pied levé Laurence-Anne comme ex de la soirée, c’est Anaïs Constantin qui, comme lors des préliminaires, à la (lourde) charge d’ouvrir. « Calmez-vous ! » s’amuse celle qui a l’art des transitions et des anecdotes bourrées d’humour, alors qu’elle débarque sur scène sous un tonnerre d’applaudissements.

En duo guitare ténor baryton et guitare sèche, accompagnée de la très précise Émilie Proulx, la Québécoise propose un set légèrement remanié. Courageuse, la jeune femme finit ses 30 minutes de concert avec deux nouvelles compositions, « Les vitrines » et « Guet-apens ». C’est osé, un petit peu bancal encore, mais toutefois prometteur. Anaïs Constantin l’admet, au moins maintenant, elle peut, comme Simba dans Le Roi Lion rire du danger. On retiendra plutôt les superbes « Courir » et ses admirables harmonies du refrain ainsi que la touchante « En face de chez Line ».

Raz-de-marée acadien : P’tit Belliveau et ses Grosses Coques

En deuxième partie de soirée, place aux phénoménaux P’tit Belliveau et les Grosses Coques. C’est bien simple, les cinq Acadiens ont encore frappé fort. Pour l’occasion, toute l’équipe des Francouvertes est venue écouter le set, et Émile Bilodeau prend plus que son pied au premier rang. Même un drapeau acadien fait son apparition dans la salle.

Cette fois-ci, le groupe n’est pas en costume oversized rétro mais en sweatpants, chapeaux et lunettes de soleil. C’est à cause des commentaires reçus lors de leur premier passage que le groupe a décidé d’aborder en réponse ce « futuristic look ». Petite chorégraphies kitschs qui passent comme une lettre à la Poste, énergie solaire, interventions pince sans rire, deux nouvelles tounes du tonnerre (« Les bateaux dans la baie » et « Black Bear ») et surtout, bonne humeur contagieuse. Le Cabaret du Lion d’Or offre un raz-de marée général d’amour et de bienveillance pour ces ovnis acadiens. Tellement mérité.

Douce fin de soirée avec Thierry Larose

Pour finir la soirée, c’est une nouvelle fois Thierry Larose et son super groupe (Marie-Claudel, Francis Baumans et Charles-Antoine Olivier) qui ont la mission de séduire le public après le set triomphant de P’tit Belliveau et les Grosses Coques. Pas facile. Pourtant, Thierry Larose y parvient aisément, sans avoir besoin de forcer. Tout en douceur, à la force de ses textes réalistes et de ses accompagnements réfléchis (et de la connivence de ses musiciens). Toujours un peu timide en apparence, ce grand garçon de 21 ans a la musicalité innée et le sourire attendrissant. Même quand faussement railleur, il demande qui est la personne ayant écrit qu’il bougeait sur scène « comme un cheval en captivité ».

Il interprète les chansons qui figureront sur son premier EP, déjà enregistré, dont la sortie est attendue cette année. On n’insistera jamais assez sur la beauté de sa ballade « Cache-cou », interprétée en guitare-voix et du joli trio formé pour « L’île à 25 sous ». Thierry Larose n’ira peut-être pas en finale, mais il ira loin.

Classement provisoire :

1- P’tit Belliveau et les Grosses Coques
2- Thierry Larose
3- Anaïs Constantin

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