Francouvertes demi-finale 2 : O.G.B back on top

LIVE REPORT – Pour la deuxième soirée des demi-finales des Francouvertes, les organisateurs du concours-tremplin ont réunis Comment Debord, O.G.B et Dear Denizen. Éclectisme au rendez-vous !

En magnifique introduction, les Francouvertes nous gratifie du retour des soeurs Boulay. Enfin ! Les deux Gaspésiennes expliquent qu’elles vont nous présenter leurs toutes nouvelles chansons (et « Mappemonde »), qui figureront sur leur prochain album prévu à l’automne. Autour d’un même micro, s’accompagnant de guitares et ukulele, Mélanie et Stéphanie nous enchantent les oreilles, dans un silence entendu. Les harmonies sont sublimes. Elles nous avaient manquées.

Funk d’abord

Comment Debord, le groupe de sept musiciens (oui, sept) ouvre la deuxième soirée de demi-finales des Francouvertes. Comme lors de leur préliminaire, leur son est plein. Les nuances sont belles. Tout est bien mis en place malgré un premier sentiment de fouillis à la Edward Sharpe and the Magnetic Zeros.

Étrangement, ça n’arrive toujours pas à me toucher : j’essaie de me l’expliquer par le côté un peu bienheureux des paroles et le lead vocal un peu en dessous des très bons accompagnements (synthé, guitare 6 cordes, batterie, percussions et basse) et de la seconde voix qui attire toute notre attention. La formation québécoise enchaîne les pièces et les solos, on sent qu’ils sont là pour jouer, pas pour faire la jasette. Entre chanson et funk j’ai parfois l’impression d’entendre du Nino Ferrer qui aurait muté avec The Brooks. Pas désagréable, mais pas de quoi me faire tourner les serviettes.

O.G.B comme à la maison

O.G.B faisait partie des groupes que je n’avais pas eu l’occasion de voir lors des préliminaires. J’étais curieuse de découvrir ceux qui ont dominé le classement provisoire des préliminaires. Ils sont sept. « Sept criss de bons chums, une famille », comme l’explique Franky Fade le chanteur de la formation québécoise. O.G.B fait partie de cette nouvelle génération du hip-hop et rap québ en plein développement. Cette vague musicale à succès qui séduit et rassemble la jeunesse québécoise à coup de gros beats, de français bourré d’anglicismes et de tics scéniques codifiées par leurs cousins américains. Une fois n’est pas coutume je capte littéralement 1 mot sur 3. Sans mentir. Mais peu importe.

Les instru sont intéressantes, parfois ultra catchy quand elles se font sud-américaines et jazz, fournies par les mélodies de piano/synthé et de saxophone en plus des habituels basse, guitare, batterie et DJ. Pour l’occasion, le Cabaret du Lion d’Or est bien plus rempli que la veille. Le public rajeuni est bien plus apprêté urban style, casquettes vissées sur le crâne et hoodies à gogo. On ne peut pas nier que les mecs d’O.G.B en envoie à la face, avec ce chanteur qui arpente la scène tel un lion en cage, porté par les ambiances crées par ses complices posés derrière quelques (curieuses) plantes. Mis à part une prise de parole très Miss Monde, les garçons font leur job avec entrain et enthousiasme communicatif et plaisir manifeste. Une partie du public finira debout.

Dear Denizen, dealer d’arc-en-ciel

Pour finir la soirée, on retrouve Dear Denizen. Il y a deux semaines j’hésitais à le qualifier de bête de scène. Cette fois-ci ne lésinons pas sur les mots : Dear Denizen, ce « dealer d’arc-en-ciel », est une bête de scène. Le genre qui me fait tendre l’oreille intéressée pour finalement accaparer toute mon attention en deux chansons tant le plaisir qu’il dégage se répand à tous ceux qui l’écoutent et le regardent avec attention.

Avec sa musique « intercontinentale », cet artiste aux influences variées et complémentaires parvient à créer un style batard absolument addictif. Chris Ngabonzizade son vrai nom captive et charme le public en débarquant sur scène tout de blanc vêtu, recouvert d’un chapeau et d’un voile qui le couvre entièrement. Il ôte petit à petit ses couches, et va chercher le public de son regard, l’encourage à se déhancher, à s’amuser, sans pour autant en oublier ses quatre très bons musiciens qui l’entourent et le soutiennent. Pris par le temps, Dear Denizen finit son set avec une version écourtée de « Je me cherche une job ».

Classement provisoire :

1- O.G.B
2- P’tit Belliveau et les Grosses Coques
3- Thierry Larose

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