Forest Boys, avec eux, la fête est plus folle

LIVE REPORT – Pour leur deuxième concert au Festival international de jazz de Montréal, la formation québécoise Forest Boys a chauffé le public du parterre du quartier des spectacles.

« From the forest to the city ! » s’écrit Julien Chiasson, le frontman des Forest Boys quelques minutes après l’entame de leur deuxième concert au Festival international de jazz de Montréal. La veille, la bande québécoise se donnait en show du côté de Verdun. Pour leur deuxième date, retour au centre-ville, un dimanche, veille de jour férié.

Le public est au rendez-vous pour ce show prévu à 22h sur la scène CBC-Radio Canada. Les six garçons qui se déhanchaient avec excitation au rythme de la musique de Dawn Tyler Watson (sur la scène jouxtant la leur) lors de leur installation sont fin prêts pour donner un concert bouillonnant et festif.

Des garçons qui ont effectivement du fun

Les Forest Boys sont une jeune formation, qui a sorti Boys Like Having Fun, son premier EP fin avril dernier (Spectra Musique). C’est grâce à ce six-titres qu’ils ont été invités par le festival. Un EP pop, qui revêt en live des attitudes funk, hip-hop et rock. Et disons jazz pour coller au contexte.

Si tu as connu The Seasons, tu connais, en plus de Julien (frère d’un certain Hubert Lenoir) un autre membre de Forest Boys en la personne de Rémi Bélanger, batteur dans ces deux groupes. Ajoute à ça Antoine Blanchet-Couture, un saxophoniste-claviériste, Yuri Yann Lépine un percussionniste-rappeur, Félix St-Pierre à la basse et tu as le quintet original. Parce que Festival de jazz, les garçons ont dans leurs rangs deux danseurs jazz-contemporain et un guitariste supplémentaire. L’histoire d’envoyer du pâté, et de rendre la fête (encore) plus folle.

Leur plus gros show

La groovy et rétro « Fashion » ouvre ce concert de feu, suivi d' »Electrify », leur dernier single en date. Puis, vient « $ummertime Fun », qui est, comme le fait remarquer Julien, de circonstance, pour le plus gros show de leur carrière. Le seul moment de répit a lieu lors des premières mélodieuses et touchantes minutes de « People » qui, entamée en clavier-voix, finit par escalader en intensité alors que le reste du groupe se joint à la messe. Un titre que l’on espère retrouver sur un prochain EP… ou album.

Qu’importe les règles imposées, les Forest Boys ne sont pas là pour nous chanter des berceuses et nous caresser les cheveux de façon répétitive. Plutôt pour nous tirer par le bras prestement et nous inviter à lâcher prise à leurs côtés. Sur scène, c’est le bordel. Un joyeux bordel (maîtrisé) qui s’amuse, fait le show et vient constamment chercher un public chauffé à blanc. Une soirée dont les garçons se rappelleront très certainement. Et nous aussi.

Photos : Emma Shindo

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