The Slow Show, la belle émotion live au Pop Up du Label

LIVE REPORT – Le Pop Up du label affiche complet ce soir pour la venue de The Slow Show. Le groupe mancunien, était accompagné d’Arthur de Bary.

Le choix de la première partie peut paraître étrange. Faire venir un Français, représentant de la chanson française à la Hubert Félix Thiéfaine dont il fera d’ailleurs une reprise, est assez étonnant quand on sait qu’un public très anglais est venu ce soir voir The Slow Show. Pas les conditions idéales pour un homme dont le projet est par ailleurs plutôt construit pour plusieurs, comme il le dire lui-même. « Venez me voir avec mon groupe parce que je sais écrire des chansons mais je ne sais pas trop les jouer. »

En une poignée de chansons en guitare-voix, il présentera les titres d’un EP qu’il vend sur cassette et qui se nomme « Cheval blessé ». Un bon aperçu de l’ambiance sombre et ténébreuse qui se dégage des paroles et de la voix du garçon. A suivre pour les amoureux d’ambiance de rupture.

Le retour gagnant de The Slow Show

Autre ampleur pour le set de The Slow Show. Je ne les avais pas revus depuis la claque monumentale de la première fois, il y a 4 ans. Cette première fois, elle est gravée dans ma chair peut-être plus que tout autre concert première fois de ma vie. Les frissons qui m’avaient pris, la bouchée bée, la fascination pour une voix d’or. The Slow Show s’était garanti une place à part dans mon panthéon des groupes à voir en live. Ce soir, même exploit.

La faute au piano. Tout commence avec un piano. Squelette d’émotion pure à te tirer les larmes, qui apporte tout le lyrisme nécessaire à la musique de The Slow Show. Et puis il y a la guitare, qui apporte un peu de lumière et te colle un doux sourire au visage. La batterie, qui remplit l’espace comme aucune autre, et te donne envie de courir au loin. Sans parler de la trompette, qui elle est sans aucun doute la dose de grandiloquence qu’il faut, te donne envie de respire plus profondément, et finit par te faire dire que The Slow Show appartient aux salles immenses. Pas à un Pop Up certes intimiste, mais si étriqué pour laisser s’exprimer réellement la musique qui se joue là…

Voix divine

Parce que Rob Goodwin a aussi besoin de plus d’espace à parcourir que ce qui lui était offert ce soir. Entre le piano et son micro, difficile de parcourir la scène et de s’effacer comme il aime à le faire devant son groupe. Mais s’effacer, il n’y parviendra jamais complètement. Car la musique de The Slow Show ne serait pas la même sans la voix de Rob Goodwin. Et inversement. C’est elle qui donne la chair de poule. C’est elle qui te cueille au fin fond de tes pensées et te rappelle pourquoi les salles de concert sont les endroits les plus magiques du monde. Elle qui te fait fermer les yeux et te guide des tréfonds de tes tourments vers la lumière divine. Oui, la voix de Rob Goodwin touche au sacré.

En 3 albums, tous un peu représentés dans la setlist de ce soir, Rob Goodwin et son groupe ne cessent de représenter le réel pouvoir de la musique. Faire pleurer, faire sourire, faire frissonner. Faire respirer plus profondément et faire fermer les yeux. Et faire lever la tête vers le ciel. Ne reste plus qu’à leur trouver un temple parisien à leur hauteur.  

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