CCF19 : Sueur, rock et vitamines avec Choses Sauvages et Valence

LIVE REPORT – Le festival Coup de cœur francophone programmait Valence et Choses Sauvages au Club Soda. Une soirée rock and folle !

Hier soir pour le festival Coup de cœur francophone, le Club Soda avait installé ses plus beaux spots fluos, pour accueillir Valence et Choses Sauvages. La salle était pleine, la fosse surexcitée, et, sur scène, on ne contenait pas non plus son enthousiasme.

Valence, rock fruité

Les six garçons de Valence prennent place sur la scène bien encombrée. Clavier, guitares, batterie, basse, percussions, saxophone et flûte traversière se partagent la scène avec des coupelles de fruits et des décors boisés.

L’ambiance est tropicale ce soir, à l’image de « Jupes aquariums » qui lance le début du set en beauté et des pastèques qu’engloutissent les garçons au fil du set. Le public est déjà partant pour s’époumoner sur les « la la la la » festifs du titre. Ce sont ensuite les titres du premier EP, Cristobal Cartel, sorti en mai dernier, qui sont joués, notamment « Cristobal » qui fait la part belle à un solo de saxophone du tonnerre ou « La démesure de nos désirs et une émeute » qui a droit ce soir à une longue et belle intro instrumentale.

Le groupe joue également de nouveaux titres, qui n’ont pas encore été dévoilés, ainsi qu’une reprise du célèbre « Le temps est bon » d’Isabelle Pierre remixé par Bon Entendeur. Le public chante, saute, danse.

Avant de quitter la scène sur « Sophie », le groupe invite Steven et Laurence de Le Couleur à jouer un titre hommage à « Yoko fucking Ono », le titre est bien bon, et la flûte à bec qui accompagne les flûtes traversières y est certainement pour beaucoup ! Le groupe retourne en coulisses sous les acclamations d’un public comblé.

Choses Sauvages, au comble de la catharsis

Les musiciens de Choses Sauvages montent en scène, préparant une entrée théâtrale au chanteur leader Félix Bélisle. L’introduction est instrumentale, on croit y reconnaître la voix électronique d’un R2D2 ou la mystérieuse mélodie des chants de baleines. Et puis, le show commence. C’est « Ariane » qui lance les festivités, suivi de « Fond d’écran » dont les basses font vibrer à l’unisson le Club Soda. Et là encore, la flûte traversière a une place de choix dans les compositions des garçons.

Fidèle à son habitude, Félix fait tomber la chemise et se retrouve torse nu, dans un solo déchaîné de flûte pour introduire « Nuages ». On n’est encore qu’aux prémices du set et déjà la salle entière est en transe.

Le show est rock et punk, sur scène l’alcool coule à flots, dans le public les pogos et les slams s’enchaînent sans répit. De nombreux moments instrumentaux incitent le public à se défouler, notamment sur un titre inédit, sobrement annoncé comme la « Nouvelle toune », et sur « Cœur de pierre ».

Avec « Hualien », le groupe se veut punk-rock à l’anglaise. Après avoir joué quelques accords, le chanteur fracasse sa guitare au sol, avant d’hurler dans le micro et de provoquer volontairement quelques larsens. C’est sur ce titre que le groupe quitte la scène, sous les acclamations euphoriques d’un public en joie. Choses Sauvages nous a offert un beau spectacle son et lumière. On n’aurait manquer ça pour rien au monde !

Setlist : Ariane / Fond d’écran / Nuages / Nouvelle toune / Cœur de pierre / Poussière / Damoclès / Superstition / Hualien // Bis : Apophis version longue / Intro musicale / La valse des trottoirs

TEXTE : Jeanne Cochin / PHOTOS : Emma Shindo

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