Ko Ko Mo et MNNQNS au Noumatrouff, l’affiche qui réchauffe

LIVE REPORT – On a bravé la pluie et le mois de novembre sans réfléchir pour aller voir MNNQNS et Ko Ko Mo au Noumatrouff de Mulhouse. Immanquable.

On n’a pas eu à hésiter quand on a vu l’affiche Ko Ko Mo et MNNQNS un samedi soir à Mulhouse. Un peu de route ? De la pluie ? La flemme de novembre ? De simples détails, loin d’être insurmontables. Enfin en tout cas pour nous, car le public n’était pas des plus nombreux ce soir-là…

Et ce manque de public ne va pas forcément aider MNNQNS à réaliser le concert de leur vie, on ne va pas se mentir. Pourtant, Body Negative, leur premier album sorti cette année, contient à peu près tout ce qu’il faut de matière pour un set électrique. Ce rock qui sonne si britannique, ce côté noise qui lui donne plus de saveur, à coup de dissonances et avec pour fond la voix d’Adrian, chanteur/guitariste et leader du groupe… Sur le papier, il y a tout ce qu’on aime chez MNNQNS.

Un concert bon, mais pas grand

En réalité, sur scène aussi, il y a tout ce qu’on aime. La classe qu’il faut avec les chemises et les cheveux longs rivalise avec le grain de folie de Grégoire derrière les fûts et Marc à la guitare. Des titres comme « NotWhatYouThinkYouKnew » ou « Limits Of Town » ont ce petit truc prêt à te faire décoller en concert, à te faire sauter et suer et chanter à gorge déployée. Et quand Adrian et Marc descendent dans la fosse, on se dit qu’ils avaient vraiment tout ce qu’il fallait pour un superbe concert.

Sauf que non. Malheureusement, ce soir-là, le concert aura été en demi-teinte. Le concert a été bon. Et on sait qu’avec MNNQNS, le concert aurait pu être grand. Parce que c’est quand même bien sur leurs concerts qu’ils se sont bâtis la réputation qui précédait depuis longtemps leur premier album… L’Est pourra peut-être les retrouver en plus grande forme à Strasbourg le 28 mars.

Peut-être que MNNQNS a aussi légèrement souffert de la comparaison avec le groupe précédent. Eux nous ont donné une belle claque scénique. Ko Ko Mo avaient la difficile mission de commencer, et pourtant, dès la première seconde, eux ont joué sur scène comme s’ils étaient dans un stade. Eux donnent dans le mélange entre rock des seventies et bases blues très Black Keysiennes. Warren au chant et à la guitare, K20 à la batterie. Il ne faut donc que 2 personnes pour te retourner le cerveau et te donner envie d’envoyer tout en l’air.

Une seule monnaie : de la sueur

Soyons honnêtes, la voix de Warren sonne comme celle de Robert Plant. Si Led Zep ne parle pas à tes entrailles, passe ton chemin. Mais si c’est le cas, tu n’auras pas d’autre choix que de capituler devant un concert de Ko Ko Mo. Et de te laisser surprendre par le jeu de jambes de Warren, ses riffs, ses boucles qui tressautent au rythme de ses allers-retours sur scène.

Et cela, c’est sans parler de ce qu’il se passe face à lui à la batterie. Avec K20 qui joue la moitié du concert debout, et l’intégralité torse nu, on comprend vite que Ko Ko Mo est du genre à donner de sa personne et à ne pas lésiner sur la sueur pour embarquer le public. Et ça ne manque pas. Ils se permettent même un petit passage au milieu du public et une reprise parfaite du « Personal Jesus » de Depeche Mode. Que demander de plus ? Un sans faute.

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