CCF19 : Du rock et des frissons avec Felixe et Lou-Adriane Cassidy

LIVE REPORT – C’était une girl power night hier au Ministère, avec les shows de Felixe et Lou-Adriane Cassidy pour le festival Coup de cœur francophone.

Pour notre deuxième soirée au festival Coup de cœur francophone 2019, le Ministère programmait hier deux chanteuses badass : Felixe, rockeuse originaire de Sherbrooke, et Lou-Adriane Cassidy qu’on ne présente plus, tant on l’aime chez Rocknfool.

Felixe, rock brut

Véronique Bazin, chanteuse et leadeuse de Felixe, grimpe sur scène, guitare électrique dans les bras et grand chapeau sur la tête. Autour d’elle, une batterie, une basse, un clavier et une deuxième guitare, s’installent et entament le show avec l’intense « 100 fois ». Le ton est donné, le début de soirée s’annonce très rock.

Felixe joue 8 titres parus sur son premier album, Prélude, sorti en septembre dernier. Ses titres sont plutôt sombres, la jeune femme confie qu’elle n’est pas vraiment « full optimiste » comme personne. Le groupe quitte la scène sur un beau moment d’instru sur « Pas le temps » qui met le public en joie.

Setlist : 100 fois / La vérité c’est que / Réveille-moi / Buzzée / 4h moins quart / Ellipse / Prélude / Pas le temps

Lou-Adriane Cassidy, queen incontestable de l’interprétation

Lou-Adriane Cassidy, on en a déjà beaucoup parlé sur Rocknfool. Mais ce n’est pas sans raison. La jeune femme est un bijou d’interprétation. C’est avec « Ça va ça va » qu’elle entame le set. Le titre sait mettre en valeur sa voix, grave et chaude, et l’intensité de son interprétation.

Au fil du show, elle alterne entre puissance rock et douce émotion. Soutenue par son band lorsqu’il faut envoyer du gros son (« Ce qu’il reste »), et prenant seule la parole dans les moments plus doux (« La petite mort »), elle navigue à merveille entre les deux.

Lou-Adriane joue ce soir plusieurs reprises, notamment « Sans exigences » de Jacques Brel, qu’elle chante avec les yeux qui brillent et « The Partisan » de Leonard Cohen. Le public est subjugué. Il accompagne les paroles de « C’est la fin du monde à tous les jours », ondule des hanches, et se tient très étrangement (pour un public québécois !) silencieux et attentif.

Le rappel est intimiste. Lou-Adriane, acclamée avec chaleur, revient seule sur scène. Ou plutôt sur le rebord de la scène, puisqu’elle s’y assied, guitare sèche en mains, et voix sans micro. Elle reprend ainsi, en acoustique, « La solitude » de Barbara, devant un public (qui s’est assis lui aussi) charmé et comblé. La grande Lou-Adriane a encore frappé de sa flèche nos cœurs fragiles.

Setlist : Ça va ça va / Ce qu’il reste / Les amours immatures / Respiration / La petite mort / Partisan (Leonard Cohen) / Mon bel antidote / Il pleut / Sans exigences (Jacques Brel) / C’est la fin du monde à tous les jours / Poussière // Bis : La solitude (Barbara)

TEXTE : Jeanne Cochin / PHOTOS : Emma Shindo

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