Little Green Cars est mort, vive Soda Blonde

CHRONIQUE – Little Green Cars se séparait début 2019. Des cendres du groupe irlandais, c’est Soda Blonde qui naît avec un premier EP prometteur, Terrible Hands.

On avait été très attristé par l’annonce, en mars 2019, de la séparation de Little Green Cars après plusieurs mois sans nouvelles. Le groupe irlandais aux deux albums parfaits, nous avait conquis en concerts grâce à leur folk-pop mélancolique aux harmonies prodigieuses.

Après onze ans à parcourir le monde, les cinq amis d’école ont expliqué se séparer sans rancune, ni trahison dramatique. Il leur semblait plus simple de ne plus faire route commune, d’un point de vue personnel et artistique (il s’agissait surtout d’une question de santé).

Quelques mois plus tard, on apprenait, sans surprise, que quatre d’entre eux (Faye, Adam, Dylan et Donagh) avaient monté leur nouveau groupe, Soda Blonde. Sans surprise, car Little Green Cars fonctionnait avec une alternance entre les deux chanteurs principaux.

Recommencer avec un EP

Soda Blonde lançait en novembre dernier son premier EP, suivi d’une tournée irlandaise et britannique. Dire que l’on est presque passé à côté de ce premier bébé… Terrible Hands est un premier jet prometteur où l’on retrouve la touche Little Green Cars qu’on aimait tant.

Le titre éponyme aborde les thèmes du contrôle et de l’obéissance dans une relation néfaste. Le timbre de voix de Faye O’Rourke porte l’émotion et la gravité de ce terrible constat, soutenue par les harmonies des trois autres membres du groupe sur le refrain. De l’ombre et de la gravité, puis progressivement un petit rayon de lumière qui s’immisce dans la partition.

« Don’t Mind Them », son clavier rétro et ses variations de voix est la chanson estampillée Kate Bush de l’EP. Don’t mind them, don’t mind what they are saying, don’t mind them, I think that you’re amazing, chante Soda Blonde. Le sujet de la confiance en soi face à l’adversité et celui de pouvoir compter sur les autres était déjà un thème cher à Little Green Cars dont le second album était inspiré des décès familiaux et des fins de relations qu’avaient vécus les membres du groupe.

« The New Lovers Dance » et sa sombre introduction est en fait un titre rétro-pop teinté d’espoir malgré les obstacles d’une relation qui n’est pas toute rose. Avec sa batterie légère et son synthé 90’s, on ne peut s’empêcher de penser aux Cranberries.

« Perfume » est pour nous, le plus beau titre de cet EP. Sans surprise, les ex Little Green Cars sont des maîtres des ballades mélancoliques. Guitare acoustique et piano en accompagnement, quelques nappes atmosphériques par la suite, « Perfume » est l’histoire du souvenir d’une relation passée. Lay down and we can start you’ll see, lay down we can’t be apart and we know that the worlds never felt what we’re feeling.

La puissance de la voix de Faye alliée aux harmonies d’Adam (on croit) et son interprétation tout en nuances nous contracte le cœur. C’est d’une beauté inouïe.

Maintenant, on attend la suite !

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