« Broken Sleep », les douces nuits mélancoliques d’Agnes Obel

CLIP – Après « Island of Bloom », Agnes Obel publie un second extrait de son quatrième album, Myopia, prévu le 21 février 2020.


Nous avions quitté Agnes Obel en 2016, avec son album Citizen of Glass. En marge du Festival Europavox, nous avions pu l’interviewer. Sa culture impressionnante, son aura et sa douceur vocale nous avaient charmés. Elle s’intéressait beaucoup, à cette époque, au futur de la musique. Son livre de chevet était, d’ailleurs, un essai sur l’évolution de cet art au fil des siècles. Que fut la musique, qu’est la musique actuelle, que sera la musique de demain ? Les nouvelles technologies restreindront-elles la création artistique ? Comment redéfinir le modernisme musical ?

Toutes ces questions, Agnes Obel se les posent. Et c’est ainsi que depuis 10 ans, la danoise prend la musique comme un art intellectuel. À l’écoute de ses albums, nous pouvons nous rendre compte que rien n’est laissé au hasard. Tout est minutieusement orchestré, composé, chanté. Aucun instrument n’est choisi par défaut. Son évolution musicale n’est pas, non plus, le fruit du hasard.

En 2016, avec Citizen of Glass, Agnes Obel désirait une musique plus froide, analogique, onirique et moins acoustique. Le pari était réussi. En 2020, elle revient avec les mêmes recettes, en plus abouties. Notre monde (culturel), partant à vau-l’eau, a besoin de repères. Sa musique fait partie de ces repères dont nous avons besoin.

Il est somme toute logique de retrouver, dans « Broken Sleep », la voix céleste d’Agnes Obel, rythmée par la musicalité mélancolique des violoncelles et du piano. Simple, efficace, rien ne change. Et c’est cela qui est bon. « Broken Sleep » saura être un titre réconfortant lors de nos prochaines insomnies.

Agnes Obel sera en concert le 20 mars à la Seine Musicale à Boulogne Billancourt et à Lyon le 25 juillet au Nuits de Fourvière.

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