Taverne Tour, le premier round avec Constance et Mélanie Venditti

LIVE REPORT – Hier soir au Quai des Brumes, on fêtait le 5e anniversaire du Taverne Tour aux côtés de Constance et Mélanie Venditti. Une bien belle soirée aux ambiances multiples.

Pour cette 5e édition du Taverne Tour, le Quai des brumes conviait hier soir un seul quatuor pour deux parties de concert. C’est d’abord le groupe de Guillaume Guilbault, Constance, accompagné d’Étienne Dupré à la basse, Mandela Coupal-Dalgleish à la batterie et Mélanie Venditti au violon alto, guitare, piano et thérémine, qui embrasse la scène. Puis c’est au tour de Mélanie Venditti, accompagnée des trois même garçons, de présenter son set. Du rock, à la pop en passant par la chanson, la soirée va nous faire passer par plusieurs états. De quoi susciter l’attention du public mi-curieux mi-déjà fan.

Constance, 3 ans après

C’est avec Constance que la soirée commence vers 21h45. La salle n’est pas pleine, pour cette heure tardive, mais le public présent est très attentif et réceptif. Guillaume nous confie qu’il est stressé, il n’avait pas chanté sur scène depuis 3 ans. Il joue ce soir les titres de son premier EP One, sorti en mai 2015, mais aussi quelques nouveautés toutes fraîches. Si fraîches, que l’un des textes a tout juste été terminé le matin même.

Le set débute dans une atmosphère douce et planante, menée par la voix claire de Guillaume Guilbault et les sonorités fantomatiques du thérémine. Le groupe enchaîne les titres en anglais et ceux en français, notamment « Chambre noire », paru sur son EP. Tantôt rock, tantôt pop, tantôt chanson, les compositions de Constance sont d’inspiration variée, mais repose toujours sur d’enveloppantes sonorités électroniques.

Mélanie Venditti, folie douce

C’est avec l’intro de « Mécène », ses nappes électros et ses notes de violon, que le show de Mélanie Venditti débute. Sur scène, on retrouve les trois garçons déjà présents sur le set de Constance. Une même formation pour un style musical très différent. Avec Mélanie Venditti, on découvre une voix aérienne et des mélodies joliment alambiquées à la Klô Pelgag.

Les compositions sont très bien construites, avec ruptures de tempo (« Les oiseaux de nuit »), ou d’ambiance. Elle joue les titres de son premier album, Épitaphes, sorti en mai 2019 – elle y dévoile sa relation avec sa maman décédée.

Certains titres de son premier EP paru en février 2017 sont également joués, ainsi que des singles, « Les départs en retard », et « L’île de chasse », sorti le 17 janvier. Elle alterne des titres plus doux et presque acoustiques, comme « Je n’ai jamais vu de ciel si noir », et certains plus rock, comme « Pompéi ». Le public est ravi, et nous aussi !

Texte : Jeanne Cochin – Photos : Emma Shindo

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