Cinq choses à savoir sur « (I Can’t Get No) Satisfaction » des Rolling Stones

CULTE – En 1965, les Rolling Stones publient « (I Can’t Get No) Satisfaction ». Hymne d’une génération, elle a fait des Anglais des superstars du rock.

1965. Comme on dit dans la culture du vin, 1965 était un bon cru. Une grande année pour le rock. Cette année-là, le monde a eu « My Generation » des Who, « Yesterday » des Beatles, « Like A Rolling Stone » de Bob Dylan, « California Girl » des Beach Boys et… »(I Can’t Get No) Satisfaction » des Rolling Stones. 

À l’origine, les Rolling Stones étaient un groupe de reprises. Mais avec l’album Out Of Our Heads, les Stones changent de dimension. Les jumeaux maléfiques Keith Richards et Mick Jagger écrivent et composent. Et parviennent à capter mieux que personne l’esprit de la jeunesse. Satisfaction est un hymne, une photographie des 60’s.

Insomnie, mon amour

On est en 1965. Keith Richards se réveille en pleine nuit. Une mélodie lui vient en tête, alors il attrape sa guitare, un magnétophone et enregistre les notes qui composeront le titre le plus connu des Rolling Stones. Puis, il s’endort. Au réveil, il ne se rappelle du tout plus de ce qu’il avait enregistré pendant la nuit. En écoutant la bande, il découvre deux minutes de guitare acoustique « puis je ronfle pendant les quarante prochaines minutes ». 

Maestro Fuzz Tone

Au départ, Keith Richards n’est pas trop chaud pour sortir le titre. Il trouve que la mélodie ressemble un peu trop à « Dancing In The Street » de Martha and the Vandellas. Au départ, elle est d’inspiration folk, accompagnée d’une ligne au piano. Pour s’en éloigner, le guitariste ne cesse d’expérimenter et découvre la pédale fuzz. À l’époque, personne n’en veut vraiment. Fun Fact : elle deviendra hyper populaire après la sortie d’I can’t Get No Satisfaction. Fun Fact 2 : Mick Jagger chantera « Dancing In The Street” en duo avec David Bowie en 1985 pour le Live Aids.

J – 4

Leur producteur de l’époque, Adrew Loog Oldham, avaient enfermé les garçons dans leur cuisine pour les obliger à pondre des textes. La première chanson écrite sera « As tears Go By ». « Satisfaction » viendra quatre jours avant que les Stones rentrent en studio. Elle parle de la frustration de la jeunesse, de désenchantement, critique la société de consommation et parle surtout aux jeunes qui voient le rock comme unique lien social et contre-pouvoir. Ouais, une autre époque. Ah, et bien entendu, ça parle de sexe. Obvious, c’est Mick Jagger qui écrit…

« And I’m tryin’ to make some girl, who tells me, baby, better come back maybe next week, can’t you see, i’m on a losing streak?

Peut-on faire plus implicitement explicite ? 

British Invasion

« C’est la chanson qui a vraiment fait les Rolling Stones, qui nous a fait passer d’un autre groupe à un énorme groupe de monstres … Elle a un titre très accrocheur. Elle a un riff de guitare très accrocheur. Il a un excellent son de guitare, qui était original à l’époque. Et ça capture un esprit de l’époque, ce qui est très important dans ce genre de chansons », explique Mick Jagger. 

« Satisfaction » est sur l’édition américaine de Out Of Our Heads mais pas sur l’édition britannique de l’album qui sort deux mois plus tard. Mais le titre est un succès mondial, numéro 1 des charts. Avec ce morceau, les Stones deviennent un groupe d’envergure mondiale et participent à la British Invasion avec les Beatles. 

Classic Rock 

Satisfaction est l’un des titres les plus connus du répertoire rock. Le magazine Rolling Stone estime que c’est la deuxième meilleure chanson rock de tous les temps, derrière « Like A Rolling Stone » de Bob Dylan… (oui, très Inception tout ça). Le magazine Newsweek, quant à lui, déclare que le riff d’ouverture est composé par les « cinq notes qui ont le plus secoué le monde ». C’est aussi l’un des titres les plus repris : Jimi Hendrix, Otis Redding, Aretha Franklin, Cat Power… et même Britney Spears ! 

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