Francouvertes soir 2 : Ariane Roy, MoKa, Aramis

LIVE REPORT – Retour sur la 2e soirée de préliminaires du tremplin des Francouvertes avec Ariane Roy, MoKa et Aramis.

Cette semaine, parole est donnée à une partie de l’équipe française de Rocknfool en vacances au Québec, et de passage à la 24e édition des Francouvertes, le temps d’une soirée au Cabaret du lion d’or. L’occasion de découvrir l’éclectisme et le dynamisme de la scène québécoise à travers trois projets diamétralement différents.

Ariane Roy, l’évidence

Ariane Roy et son band viennent de Québec. Ils sont plein de fraîcheur, et dans la minute, on sent un équilibre certain entre les membres du groupe (Dominique Plante à la basse, Vincent Gagnon aux claviers, Kenton Mail à la batterie et la remarquable Odile Marmet-Rochefort aux back vocals). Une complicité palpable entre chaque musicien qui rend l’ensemble très attachant alors même que le premier titre n’est pas encore terminé.

Musicalement, difficile de ne pas penser à Lou-Adriane Cassidy. On oscille entre mélodies pop déjà très abouties, soutenues par des synthés aux influences très 80’s, et odes à la nature beaucoup plus introspectives, à la guitare électrique et aux chœurs inspirés. Bref, on aime. Beaucoup. M.M.

MoKa, l’univers tropical pour initiés

MoKa et « l’ambiance tropicale moitié-Kafé moitié-choKolat », métaphore de l’univers du quatuor qui prend la suite. Voilà comment se présente MoKa. Le groupe se veut coloré, avec son arc-en-ciel en néon, son palmier lumineux et ses chemises bariolées.

Hélas, musicalement, il se perd dans une rivière sans courant. Manque d’émotions, manque d’originalité dans les mélodies et de communication entre les membres du band, le Mokaland est réservé à une bande d’initiés et malheureusement, nous ne prendrons pas de carte de membre. S.B.

Aramis, les limbes enchanteurs

Aramis est une jolie surprise. Le groupe mise sur un mélange des styles original. Nappes électroniques tantôt oniriques tantôt énergiques sur lesquelles se posent une voix lyrique enchanteresse (Urhiel Madran-Cyr) et de belles harmonies.

Un saxophone baryton vient s’installer par moments et impose une ambiance suave et planante. Le groupe s’essaie à différents genres. Audacieux, ils osent même des phases de rap. Étrange et fascinant. On regrette cependant que le chanteur vole un peu la vedette aux autres musiciens. M.M./S.B.

Lire notre entrevue avec Aramis

Classement provisoire :

  1. Ariane Roy
  2. Embo/phlébite
  3. Aramis
  4. Guillaume Bordel
  5. Mélodie Spear
  6. MoKa

Texte : Morgane Milesi et Sabine Bouchoul / Photos : Emma Shindo

Advertisements