Nos albums de confinement : Sabine ou le retour aux sources

CHRONIQUE – Trois albums de confinement tous les trois jours, par l’équipe. Aujourd’hui : David Bowie, Bob Dylan et Led Zeppelin pour un retour aux sources rock et folk.

On a tous nos petits secrets pour tenir en restant confiné. Chez Rocknfool, la musique a une grande place dans ces secrets. Alors on a décidé de partager avec vous nos albums de confinement. Ceux qu’on se retrouve à écouter en boucle. Tous les 3 jours, l’une d’entre nous partagera les 3 albums ou EP qui l’accompagnent, et qui, peut-être, vous inspireront ou vous aideront. Prenez soin de vous.

Je suis ce genre de personne qui aime dire « c’était mieux avant ». Surtout quand il s’agit de musique. Quand j’ai commencé à m’intéresser à la musique, j’ai eu un coup de foudre pour le rock et le folk. Ces deux styles m’ont accompagnée depuis mon adolescence et aujourd’hui encore, c’est à ces styles-là que je me raccroche. Quand je vais bien mais surtout quand j’ai des coups de blues. Étrangement, je n’écoute pas beaucoup de musique en ce moment. Mais j’ai mes idoles. Ce sont vers elles que je me tourne aujourd’hui. Les albums de David Bowie, Bob Dylan et Led Zeppelin sont mes bouées de sauvetage quand j’ai l’impression que tout le reste prend l’eau.

DAVID BOWIE – The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars

Je l’ai souvent dit, David Bowie est mon héros, il est mon King à moi. Sa voix a un effet calmant immédiat. Mieux qu’une séance de méditation. Mon album préféré de Bowie en ce moment, c’est The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Je dis en ce moment, parce que ça change de semaines en semaines. Pourquoi Ziggy Stardust ? Parce qu’il est rock, glam, lyrique, sexy et qu’il a un coté ésotérique. Une aura presque mystique. On visualise l’extra-terrestre venant chez nous pour mettre un coup de pied électrique dans nos vies mornes et ternes.

C’est vers cet album que je me tourne en ce moment. Pour son introduction. La chanson « Five Years », qui ouvre l’album, parle d’une Terre condamnée à la destruction dans cinq ans. Ce n’est pas joyeux, c’est vrai, mais elle colle parfaitement à l’ambiance apocalyptique actuelle. Et cet album possède sans doute l’enchaînement de titres le plus roller coaster de toute l’humanité : « Ziggy Stardust »/ »Suffragette City »/ »Rock’n’Roll Suicide ». La sainte Trinité. Du génie pur. On passe par toutes les émotions, on se sent vidé à la fin de l’écoute. Dans un état second. Et c’est parfait.

BOB DYLAN – The Times They Are A-Changin

C’est avec cet album que je suis entrée dans le club des fans de Bob Dylan. Et c’est avec lui que je découvre la puissance des protest songs. Bob Dylan est devenu une icône avec The Times They Are A-Changin. On est en 1960, le chanteur armé de sa guitare appelle à prendre conscience des transformations de la société. Il demande : est-ce que les choses vont changer ? Même si on connaît la réponse, on voit aussi une lueur d’espoir. Ce n’est pas l’album le plus facile d’accès, il est plus noir que les précédents, plus chargé émotionnellement mais il est aussi la bande-son d’une époque. Un documentaire audio des années 1960. Un pur album folk acoustique. Le vrai folk, celui qui dit quelque chose. Et qui montre que la guitare est une arme pour protester. Quand est-ce qu’on prend les nôtres ?

LED ZEPPELIN – Led Zeppelin I

Led Zeppelin est un groupe que j’adore. Je l’ai oublié pendant un temps. Mais je suis revenue vers eux après avoir revu la série That 70’s Show. J’ai réécouté tous les albums, les uns après les autres. J’ai regardé quelques concerts disponibles sur le site du Festival de Montreux. Et j’ai redécouvert combien j’aimais Led Zeppelin I. Le sauvage, le sexy, les notes de blues, les accents parfois folk. Une musique qui infiltre toutes les cellules de ton corps et qui, je suis sûre, ne peut laisser personne indifférent. Led Zeppelin, c’est l’essence du rock. Est-ce que quelqu’un peut résister aux riffs de « Good Times Bad Times », à la sensualité de « Dazed and Confused » ? Cet album me donne (presque) envie de me faire larguer sur un air de « Baby I’m Gonna Leave You » juste pour pouvoir chanter en sanglotant « How Many More Times ». C’est puissant.

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