10 nouveautés musicales à mettre immédiatement dans tes oreilles

CHANSONS – Dix nouvelles chansons canadiennes dans notre radar, francophones et anglophones, pour tous les goûts.

Ce n’est parce qu’on est encore confinés pour plusieurs semaines et qu’on est privés de concerts et de festivals tout l’été que les artistes se sont arrêtés de créer et composer. Sélection de dix nouvelle chansons canadiennes qui nous ont fait de l’œil, et de l’oreille.

Valence – Pruneau

Nouvelle sensation québécoise émergente, Valence continue à se faire remarquer dans la province. Première partie de Voyou et de Choses Sauvages l’année passée, on était excités de le revoir aux Francouvertes. En attendant un report des dates du tremplin, le Québécois a balancé une nouvelle chanson intitulée ironiquement « Pruneau ». « Je voulais composer une musique plus rapide et légère, en contraste avec la thématique ‘détraquée’ du texte. Une genre d’ode à mon désordre émotionnel, à mon intempérance, qui me rattrape encore aux moments où je m’y attends le moins » explique l’artiste. Cette chanson solaire et dansante, bourrée de vitamines C, nous fait chalouper nos hanches confinées au son des flûtes traversières.

Corail – Très doucement

« Il s’agit d’une simple petite douceur destinée à vous ouvrir l’appétit pour la suite (…) Un peu de réconfort dans vos foyers barricadés » peut-on lire sur la page Facebook de Corail, présentant au monde leur deuxième single « Très doucement ». Le tout premier concert de la jeune carrière du quintet ayant été reporté, les garçons nous présentent un titre rock alternatif planant et mélancolique, illustré avec des images maison d’une excursion hivernale au bord de l’eau le temps d’un nouvel an. Ils résument : « c’est un roadtrip, c’est la nature, c’est l’amitié, c’est un vlog amateur, c’est prendre le temps ».

Thierry Larose – L’île à vingt-cinq sous

S’il y a bien un premier album qu’on attend avec impatience, c’est celui de Thierry Larose. Après la remarquée « Les amants de Pompei » qu’on écoute toujours beaucoup, le Québécois a mis en ligne une superbe et délicate ballade « L’île à vingt-cinq sous », dans la lignée de la parfaite « Cache-cou ». Une gradation instrumentale parfaitement menée pour ce titre qui débute en un guitare-voix intime, pour finir par nous prendre aux tripes avec chœurs, cuivres, piano, basse et légère percussions. C’est si beau !

Philémon Cimon – Tu m’as mis au monde

Après avoir lancé le hashtag #musiquebleue pour défendre la musique québécoise face au déferlement de la musique nord-américaine sur les ondes (et dans nos vies), Philémon Cimon a annoncé qu’un nouvel EP s’en venait bientôt. L’histoire de concrétiser cette bonne nouvelle, le Québécois a mis en ligne le jour de son anniversaire une lumineuse ballade intitulée « Tu m’as mis au monde ». Une douce, toute douce ôde à l’amour mise en image avec des extraits de vidéos familiales tournées l’année passée. Parce que « on s’est dit que ça ferait peut-être du bien aussi de voir autre chose que du confinement » écrit l’artiste sur ses réseaux. On approuve.

Busty and the Bass – Kids

Un peu d’anglo’ dans notre sélection avec le nouveau single de Busty and the Bass. Les ex-étudiants en jazz de McGill ont lâché « Kids », premier single de leur tout nouvel EP, paru sur le label indé Arts & Crafts. Pour accompagner la sortie de cette chanson généreuse et positive, le collectif a mis en ligne un petit documentaire de deux minutes illustrant l’engagement des huit membres pour l’apport d’une éducation culturelle et notamment musicale à l’école. (pour le visionner cliquez-ici)

Half Moon Run – Grow Into Love

Honnêtement on ne s’y attendait pas. Et quelle belle surprise que cette nouvelle chanson de Half Moon Run, sortie suite à l’enthousiasme généré après la mise en ligne d’une version acoustique postée sur leurs réseaux. En plus d’une pochette illustrée avec une photo de Devon le lead-singer se protégeant d’amiante dans son appartement en 2015, le groupe jouant avec l’actualité précise que la chanson parle de confiance/méfiance et de s’auto-protéger. Harmonies, mandoline, batterie avec balais et harmonica. Franchement on n’en demandait pas autant pour cette courte ballade qui fait chavirer nos coeurs.

En concert le 17 et 18 décembre à l’Olympia de Montréal.

Klô Pelgag – Umami

Ce qui est bien avec Klô Pelgag, c’est qu’on n’est jamais déçus et toujours surpris. L’artiste québécoise qui devait sortir Notre-Dame-des-Sept-Douleurs récemment a pris la décision de reporter la date de sortie de son troisième album au 26 juin. L’histoire de faire grimper notre excitation, elle nous présente un nouvel extrait, « Umami ». Un titre presque bipolaire, avec une première partie dans la veine de L’étoile thoracique » rythmée par une basse bien chill et des chœurs langoureux, suivie d’une seconde moitié instrumentale-expérimentale presque angoissante.

En concert le 23 octobre au MTelus, et le 1er décembre sans le cadre du Festival Aurores Montréal à Paris.

Juste Robert – Une chanson pour avril

C’est « une chanson de confinement composée et enregistrée dans les premières semaines d’avril » que propose l’auteur-compositeur-interprète Juste Robert. « Une chanson pour avril » très réussie qui aborde des pensées confinées, ainsi que les doutes et zones d’ombres quant à ce futur qui nous attend post-covid. Accompagné sur les refrains du fameux Shampouing, Juste Robert met simplement en image sa chanson avec des vidéos envoyées par des amis et connaissances de l’artiste. En fond, des synthés angoissants et puissantes prennent une place importante, tandis que Juste Robert questionne : « est-ce qu’on t’a expliqué pour la suite ? ». Nous non plus, n’avons pas la réponse.

San James – Otherwise

Pour une fois, la Québécoise San James ne parle ni d’amour ni de relations. « Otherwise » est une chanson écrite en onze stations de métro, après une séance chez un psychologue. C’est donc une chanson personnelle abordant directement la santé mentale de l’artiste. La Québécoise en profite pour rappeler dans un post touchant qu’il « parfaitement correct et valide de se sentir vulnérable et que les difficultés peuvent être surmontées ». Cette chanson aux sonorités Haim-esques porte la patte d’Elliot Maginot à la production et c’est sans surprise qu’on l’écoute en boucle.

En concert avec Elie Raymond le 5 août au Quai des brumes.

P’tit Belliveau – L’eau entre mes doigts

Du côté du Nouveau-Brunswick, on prend des nouvelles de P’tit Belliveau, son banjo et ses expérimentations toujours aussi kiffantes. Extrait de son premier album Greatest Hits Vol.1 (Bonsound) sorti il y a peu, P’tit Belliveau a dévoilé une vidéo d’animation réalisée par Vincent Bilodeau mettant en scène une épopée maritime complètement loufoque pour sa chanson « L’eau entre mes doigts ». Pour celles et ceux que ça pourrait intéresser, l’artiste a glissé en description un glossaire acadjonne pour mieux comprendre ses textes, et vient de lancer sa propre infolettre. Pour s’inscrire et recevoir des « news, des surprises et plein d’autres affaires », c’est en cliquant par ici.

En concert le 26 novembre au Ministère.

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