Francouvertes : Valence grand gagnant de la 24e édition

LIVE REPORT – Retour sur la première finale virtuelle des Francouvertes et sur la victoire conjointe de Valence et de la ville de Québec.

J’avais pas franchement l’intention d’écrire un papier sur la finale des Francouvertes cette année. Déprime saisonnière et blase des concerts virtuels étaient les deux principaux arguments jouant dans la balance. Ajoute à ça la mauvaise nouvelle que LP Labrèche allait devenir co-animateur avec l’excellente Isabelle Ouimet l’année prochaine et tu as mon état d’esprit un peu revêche en entame de la soirée.

Mais dans le positif, cette affiche de finale me plaisait énormément. Et pour le côté ludique, cette fois-ci, je votais. Pour être tout à fait honnête avec vous, ma coloc et moi avons décidé de mettre 4 (la meilleure note) aux trois candidats. Pas parce qu’ils viennent tous de Québec cité et qu’il y a un bien bel état d’esprit entre eux, mais parce que c’était mérité.

Ariane Roy – 3e place

(c) Maryse Boyce

Ariane Roy a la charge d’ouvrir la soirée. Et elle présente une nouvelle (bien jolie) chanson d’entrée de jeu. En combi rose pastel et grosses Doc, la jeune femme se veut rassurante ce soir, entourée de ses quatre musiciens habituels. C’est une thérapie de faire de la musique, ça coûte juste moins cher, nous dit-elle. Si ses chansons et ses arrangements sont toujours aussi bons (et retravaillés pour certains), on a l’étrange impression qu’Ariane n’est pas en forme. Elle semble se battre contre elle-même, souvent essoufflée et peine parfois à tenir ses notes, elle qui en temps normal a en plus d’un timbre incroyable et une maîtrise vocale remarquable. Peu importe sa 3e position sur le podium en fin de soirée, Ariane Roy a fait un beau parcours, et on va continuer à suivre la carrière de cette artiste plus que prometteuse.

Valence – 1re place

(c) Maryse Boyce

Au tour de Valence et ses musiciens de débarquer sur scène, grand sourire aux lèvres, moustache trépidante. La vérité c’est que je ne sais plus trop quoi dire que je n’aurais déjà dit sur le projet de Vincent Dufour. On remarquera tout de même les déhanchés nonchalants sur « La vie attend pas », les solos de saxo orgiaques à béquille de Mystério (Antoine Bourque), le travail des guitares sur « Cristobal » et le combo de la mort « Pruneau »-« Sophie » en fin de show qui finit toujours par nous achever (de bonheur). Presque logiquement (dans nos cœurs en tout cas), Valence remporte la finale des Francouvertes, 24e édition. Chapeau bas monsieur. Et vivement l’album.

Narcisse – 2e place

(c) Maryse Boyce

Pour clôturer la soirée, qui de mieux que Narcisse qui a beaucoup retravaillé sa scénographie pour sa finale. Un écran diffuse des visuels psyché derrière le quatuor qui s’est rhabillé pour l’occasion. D’entrée de jeu, Narcisse nous présente un spectacle remodelé et dynamique, impossible de s’ennuyer : « Icare » en mode épuré pour commencer, une nouvelle chanson (« Mais va t’en » ?) en duo avec Utopia au chant, des chorégraphies synchronisées, et fin de show des plus surprenante avec casse d’une basse. On se souvient encore de la guitare trouyautée à la perceuse par Crabe sur la scène du Club Soda, on aura maintenant la boombox ghetto blaster massacrée à la basse. Une très bonne performance de Narcisse qui se place derrière Valence. Un.e artiste qui est définitivement fait.e pour briller sur scène avec des textes et messages forts sur les genres et identités. On en a bien besoin.

Je finis notre couverture virtuelle de ces 24e Francouvertes pour saluer et féliciter toute l’équipe qui s’est accrochée et a rendu possible la fin d’une édition malmenée par le coronavirus.

J’ai bien hâte (tu peux pas test’) de retrouver le Lion d’or et les émotions du live lors de la prochaine édition du concours, dont la période d’inscription a été prolongée jusqu’au 15 novembre. Longue vie aux Francous !

Crédit photos : Maryse Boyce

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