8 nouveautés québécoises qui nous assurent que 2021 sera une année à la bien

VIDÉOS – Bien commencer l’année avec 8 clips d’artistes québécois divers et variés. Il n’y a pas qu’à Marseille qu’on fait de la musique « à la bien ».

Même si on parle de variant de variant, et qu’on n’a toujours pas vu de vaccin dans notre entourage, on ne perd pas espoir (si tôt) en 2021. La preuve en musique, puisque 2021 promet de beaux albums en perspective, et des confirmations. Heureusement qu’il y a la musique hein…

Etienne Dufresne – « Jolicoeur »

Par le biais d’un clip réalisé par ses soins (et l’aide de Martin Paré à l’animation et Rose Côté pour le travail des textures), Etienne Dufresne présente « Jolicoeur ». Le Québécois rend hommage aux jeux vidéo rétro bien pixellisés par le biais d’une « fiction ‘Boy meets girl’ sur une trame de cœur brisé et de high de caféine« . Si le visuel peut ne pas être très attrayant pour certain.e.s, le titre est lui fort entraînant. Douce guitare, puis clavier métronomique, légères nappes de synthé psyché, insertions de saxo et voix à la « Été indien » de Joe Dassin sur la fin. Après « Les couteaux », ce nouveau single annonce du très bon pour la suite.

Charlotte Cardin – « Meaningless »

Troisième extrait de son futur (et premier) album, Charlotte Cardin vient de mettre en ligne « Meaningless ». Avec un texte plutôt explicite (I don’t want to life, I’m meaningless, life without you) et un fond de synthés rythmiques pop mélancoliques, la Québécoise offre un dernier regard (dernière écoute surtout) sur son album Phoenix qui sortira le 9 avril (Warner). Une nouvelle fois, on est séduites par ce titre efficace qui nous donne une folle envie de retrouver l’ambiance des clubs. Et cette voix, damn !

Laurence-Anne – « Indigo »

Première chanson de son nouvel album à venir plus tard cette année, Laurence-Anne a dévoilé « Indigo ». Elle l’accompagne d’un clip nébuleux filmé en 16mm par Matthew Rankin. Il n’y a pas à dire, l’extravagante Québécoise est productive puisqu’en 2019 elle sortait son premier album, suivi l’été passé d’un EP assez conceptuel. Composée lors d’une retraite en Gaspésie, « Indigo » s’inspire de déceptions (relationnelles) du passé. « Quand on a enregistré l’album, c’est la chanson qui allait le plus chercher les émotions de tout le monde. Certains ont même versé une larme dans la régie quand on l’a réécoutée. » A écouter posé dans son canapé, en regardant les nuages passer.

Lucill – « La balle pour moi »

Alors qu’il travaille déjà sur un deuxième album, Lucill continue à faire valoir Bunny son premier long jeu solo. Réalisé par un ami anglophone à qui – cette fois-ci – il n’a pas traduit le texte, le clip de « La balle pour moi » est donc l’interprétation visuelle de Jeff Boyd sur la musique de Lucill. A coups de slow motion de chevaux, de grains et de filtre bleu, les images retranscrivent la rêverie de cette chanson de rupture et d’envie d’ailleurs. Un petit côté Julien Doré dans les intonations et dans le timbre de voix trainant et soufflé de cet artiste originaire de Chibougamau.

Pierre-Hervé Goulet – « Bonnie »

Extrait de son album Le jeu des lumières à paraître le 19 février, « Bonnie » ne rend pas directement hommage au fameux duo. Pierre-Hervé Goulet s’explique sur ses réseaux. « Dans cette version de l’histoire, il n’y a pas de Bonnie & Clyde, ni de partner in crime, ni de vol de banque en amoureux. Clyde n’est complice que de sa propre solitude pendant que l’ombre de Bonnie le poursuit dans ses pensées. Au bout du compte, il ne reste plus que le temps qui cambriole lentement le cœur et la raison de Clyde. » Réalisé par Jeff Malo, le clip met en vedette l’artiste au volant d’une belle voiture. Ambiance bleutée et enfumée, pour une interprétation de cette balade folk funky aux cuivres mélancoliques et mots percussifs.

Of Course – « Pleurer pour elle »

Anciennement trio, le désormais duo Of Course a sorti leur nouveau single « Pleurer pour elle ». Le dur constat d’une relation qui s’étiole dans une société du paraître et de d’hyper-dépendance aux réseaux sociaux. Basse bien groovy, petit synthé qui reste rien en tête et simples effets spéciaux qui coulent bien pour raconter le quotidien d’un couple qui se défait. A la réalisation Laurent E Malo, qu’on a déjà pu voir avec Titelaine, MoKa ou Ryan Playground). Le groupe de Français installés au Québec depuis plusieurs années sera en concert virtuel, « en nouvelle formule », le 19 février du Quai des brumes.

Corail – « J’essaye »

C’est avec un peu de retard qu’on parle de « J’essaye », l’une des quatre chansons de Ok j’avoue, le premier EP du tout jeune et prometteur groupe Corail. « J’essaye » a du créer beaucoup de points de côté aux cinq musiciens que l’on voit parcourir beaucoup de kilomètres dans cette vidéo de plus de 4 minutes tournée à Frelighsburg. Derrière la caméra, le duo féminin (certainement sportif) Ariane Martineau et Charlotte Pominville. Pas forcément évidente d’une traite, on apprécie au fil des écoutes cette course ensoleillée, rythmée par la cadence métronomique des baguettes sur le cercle de la batterie et enveloppée par le jeu des guitares vaporeuses.

Gab Paquet – « Sexy »

On ne pouvait pas finir cette sélection sans parler du plus sexy des Québécois à la coupe mulet. Le seul et unique, le dénommé Gab Paquet. Il vient de sortir La Force d’Eros, son deuxième album (plus de quatre après après Santa Barbara !). Et quoi de mieux qu’un single de son titre « Sexy ». Un titre dont le champ lexical qui laisse pas de place à la subtilité pour cet artiste dont le métier officiel est « séducteur ». Dans cette vidéo réalisée par Charline Clavier, c’est la ville de Québec dont est originaire l’artiste qui est mise en valeur. En troisième place sur le podium, après la combi en cuir et la moustache soyeuse de Gab Paquet, bien entendu.

Crédit photo : Norman Wong

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