Powerlines : l’EP ensoleillé de Cassia qui te redonnera foi en un avenir meilleur

À ÉCOUTER – Après un premier long-jeu sorti en 2019, le groupe Cassia nous illumine d’un nouvel EP blindé de bonnes ondes.

On était passé à côté du premier album de Cassia. Ce jeune groupe d’Anglais, originaires de Macclesfield (ville de jeunesse de Ian Curtis tout de même), composé de trois musiciens, a foulé les scènes de gros festivals britanniques grâce à Replica, un long-jeu afropop influencé par l’histoire familiale du frontman du groupe, passée par la Zambie.

Désormais installé dans leur propre studio à Berlin, le trio a sorti Powerlines, un EP qui a un peu perdu de sa superbe world pour gagner en énergie pop-rock. Peut-être pour ça que l’on a plus accroché d’ailleurs.

La pensée positive attire le positif

Composé de quatre chansons, ce mini-album est un petit condensé de vibes positives. Cassia l’a toujours dit, le groupe est là pour répandre de la chaleur et le sentiment d’unité entre leurs auditeur.rice.s. Hors de question de se laisser aller au chagrin et à la tristesse.

Face à la frustration de la crise sanitaire, ces grands amateurs de live ont décidé de ne pas se laisser abattre par l’actualité. Écrite dans la maison de Jeremy Loops au Cap, « Do Right » vante cette capacité à faire de son mieux, à toujours poursuivre ses efforts pour devenir un meilleur humain. Inspirée par la proximité avec la nature de cette superbe ville côtière d’Afrique du Sud, cette chanson au chœur feutré nous emmène au bord de l’océan. La rythmique de percussions avec cette bellcow se mêle aux jeux des guitares sans éclaboussures.

Dériver vers un futur meilleur

Leur chanson « Drifting » est née d’une passion pour Interstellar avant de se détacher du scénario du film pour devenir une réflexion sur le libre-arbitre et le sentiment de dériver du présent. Conscient du parallèle avec les confinements, le groupe a voulu faire de cette chanson un hymne au lâcher-prise, au jour le jour. Un pas à la fois. Avec un refrain où il est quasiment impossible de ne pas se mettre à marquer le rythme avec son cou. Porté par ces petites envolées de guitare, « Drifting » est un titre parfait pour se balader la tête haute, au soleil, en pensant à tous ces petits bonheurs que l’on a hâte de retrouver.

Titre éponyme à l’EP, « Powerlines » et sa basse bien lourde est sûrement notre titre préféré de cet EP. Avec sa petite intro bien accrocheuse, « Powerlines » est le genre de chansons qui nous aide à prendre une grande bouffée d’air face aux petites angoisses d’un quotidien marqué par un futur imprévisible.

Pour finir l’EP, « Don’t Make a Scene » et sa vibe George Ezra qui ralentit (relativement) le rythme plus enjoué des trois premiers titres avec le petit pont au synthé qui vient alléger et relancer le refrain. On s’imagine facilement en road-trip, le bras sorti par la fenêtre grande ouverte, chauffé par les doux rayons du soleil.

Un EP plein de bonnes ondes qui saura définitivement nous redonner le sourire et un peu de foi en un avenir meilleur pendant cette pandémie dont on peine à voir le bout.

Powerlines – Cassia (BMG)