On y était : AuDen + Anouk Aïata + Fränk aux Trois Baudets

Hier soir aux Trois Baudets c’était une soirée « entre potes » comme l’ont répété les trois copains AuDen, Anouk Aïata et Fränk. Chacun leur tour, ils se font d’adorables compliments et jouent des morceaux composés ensemble. Bonne ambiance donc.

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AuDen

Les festivités commencent avec AuDen en guitare-voix intimiste. Assis sur une chaise, les manches de sa chemise retroussées, il nous chuchote à l’oreille ses textes poétiques et ses mélodies envoûtantes. On est tout de suite conquis. Et puis, petit trou de mémoire sur les paroles de Printemps. La salle, hilare, tente de lui souffler des bouts de phrases. Ça ne lui revient pas, mais le public jusque là bien sage, montre maintenant son enthousiasme. Gros coup de coeur pour le titre Le Large, on croit entendre le vent souffler et l’écume bouillonner grâce à la voix délicate et à la réverb’ parfaitement ajustée.

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Anouk Aïata

Arrive ensuite, l’élégante Anouk Aïata. Drapée d’une longue robe noire et coiffée d’un large chapeau, elle prend possession de la scène avec une présence presque mystique. Elle est accompagnée d’un guitariste et d’un violoncelliste-guitariste. Sa voix prend des tonalités jazzy, parfois elle use d’un léger trémolo à la Piaf, les mélodies rappellent la chanson française du début du XXe et les arrangements balancent entre musique d’Afrique du Nord et jazz manouche. Bref, Anouk Aïata, c’est un melting-pot musical, une voix enchanteresse et un humour décalé. Tout ce qu’il faut pour passer une excellente soirée.

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Fränk

Enfin, Fränk, le génie de la guitare-percu, installe son petit coin confortable : tissus sur le tabouret et le pied de micro, et bougie au sol. Il s’assoie, prend sa guitare et la magie apparaît. Il se sert de chaque cm2 de sa guitare comme d’un instrument à part entière, si bien qu’on aurait presque l’impression qu’ils sont une dizaine à jouer sur scène. Divers sons de percussion, cordes pincées, frappées, hammers, pull-off, harmoniques, Fränk réinvente la pratique de la guitare. Et sa voix, rocailleuse aux accents reggae, n’hésite pas à repousser les limites : du chuchotement au cri à pleins poumons, Fränk se donne tout entier dans sa musique. Il sautille, grimace, frappe l’air de ses pieds. Un spectacle impressionnant.

 

Texte : Jeanne Cochin / Photos : Emma Shindo

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