Dust Is Precious jour 3 : toujours plus de découvertes
FESTIVAL – Troisième et dernier jour du festival Dust Is Precious à Angoulême, sous le signe de la découverte tant de groupes que de lieux.
Rendez-vous en fin d’après-midi à la Souris Verte, bar branché au cœur du vieil Angoulême. À deux pas des Halles, on vient y voir ce que les deux canadiens de DVTR ont à nous proposer. C’est du punk, c’est énervé et énergique. Il y a pas mal de monde, poussé par la curiosité et l’envie de profiter du soleil en cette fin de journée. Le problème de ces concerts dans les bars, c’est qu’on se sent vite à l’étroit… Et en fonction de l’affluence et du volume sonore, on a parfois plutôt envie de profiter dehors que dedans.
Le rock en France n’est pas mort
Le concert suivant est programmé au Gros Corbeau. Un bar à jeux sur 3 étages avec des proprios passionnés qui nous conseillent avec enthousiasme sur un jeu à tester. Cela nous permet d’attendre le prochain groupe Disarme, tout en jouant dans un endroit vraiment sympa. Les jeunes de Disarme nous proposent un son rock avec une touche de mélancolie apportée par la voix de la chanteuse.


Retour ensuite à l’espace Franquin. On commence par Basic Partner qui nous embarque immédiatement avec eux. On est happé par l’énergie et la sincérité des émotions que véhicule le quatuor. Les Nantais, qui ont sorti un album l’an passé, New Decade, ont déjà prévu une tournée prochainement en Chine. C’est un groupe à l’aise sur une scène mais aussi là pour rassembler le public. Clément, le chanteur, n’hésite pas à descendre au milieu du public pour communier au plus près de nous et partager ses sentiments torturés et son désespoir lumineux sur le titre phare “New Decade”. On lutte, on espère, on souffre, on danse, tout ça en même temps et en retenant son souffle.
Les Parisiens de sortie
C’est l’heure pour chest. de monter sur scène. Deux guitaristes, Nicolas Petrovic et Alexis Plateroti, pour être certains de bien se faire entendre, un bassiste, Pierre-Louis Sennedot dit Pilou, un batteur, Thibault Moucron, et un chanteur, Elliot Selwood. Ils sont potes, travaillent quasiment tous pour le Supersonic à Paris et comptent bien nous ambiancer ce soir ! Nourris par tous les groupes qu’ils voient défiler et leurs influences très diverses, leur style est un mélange de post punk et de noise. Leur motivation est simple : s’amuser en faisant de la musique ensemble. Et ça plaît au public qui est ravi de pouvoir danser tout en sautant gentiment les uns contre les autres !

Le chanteur Eliott fait des allées et venues sur la scène, comme pris par une urgence de venir crier ce qui le tourmente dans son micro. Le bassiste Pilou réussit même à casser une corde et c’est Marius Vicet (bassiste de Basic Partner) qui dépanne en réagissant au quart de tour puisqu’il était lui aussi en train de kiffer le son dans les backstages. C’est bien là tout l’esprit du Dust : du rock et du partage !
Une fin parfaite pour ce Dust Is Precious
Pour clôturer ces trois jours de découvertes, la Nef a programmé Meule. Il s’agit d’un trio qui propose une formule inhabituelle. Deux batteries transparentes se font face, placées en avant de la scène. Et un troisième musicien, au-dessus, manie guitare et clavier modulaire à lui tout seul. Avec Meule, Dust Is Precious termine de nous dérouter. Le trio, avec des grooves répétés inlassablement, des sons électroniques et hyper rythmés, nous captive. C’est un vrai spectacle de voir Marine Flèche et Dorris Biayenda en symbiose (et en polyrythmie !). De même que le marionnettiste Valentin Pedler tout en contrôle et les caméras qui les filment et retransmettent en live les petites mains qui bidouillent. On est envoûté par tous ces gestes qui s’unissent pour produire un son électronique et totalement planant. Parfait pour terminer la troisième et dernière journée du Dust Is Precious !
