St Graal et la quête du Trianon

LIVE REPORT – On est allé voir la date d’ouverture de la tournée de St Graal au Trianon. Une très très
belle découverte.

Mercredi ça rime avec sortie. On était pour l’occasion au Trianon voir St Graal, un artiste angoumoisin venu lancer sa tournée par un show parisien rythmé et entraînant. En première partie, deux drag queens viennent faire le show. Et organisent au passage un lip sync battle sur le morceau “Drag” de l’artiste (qu’il n’interprétera pas de ce fait, à ma grande déception). Au passage, merci de continuer de programmer des artistes drags sur de si grandes scènes et de contribuer à les populariser auprès du grand public !

St Graal au Trianon

Un concert tout en synthé

Le concert démarre sur “Oversize” et c’est déjà l’occasion de se plonger dans l’univers artistique de St Graal : des morceaux où le synthé se fait la part belle, avec un rythme très marqué, aux paroles à la fois très personnelles et universelles. Ensuite, les morceaux s’enchaînent, laissant à peine le temps à la foule de reprendre son souffle. De ma place, je sens le sol du Trianon vibrer au rythme des sauts des spectateurs. Quelques morceaux me tapent particulièrement dans l’œil (enfin dans l’oreille, techniquement) : “Playboy”, “Techno boom boom”, “Resto basket” aux mélodies particulièrement catchy.

St Graal au Trianon

La scène, une histoire d’amour de St Graal

Ce qui me frappe le plus, à ce concert, ce sont les paroles. Elles sont particulièrement évocatrices et souvent en décalage avec le beat dansant. St Graal parle de sa bisexualité, de sexe, d’amour, de rupture, de violences sexuelles, de se perdre dans les profondeurs de la nuit. Des thèmes qui semblent résonner chez son public. Et qui se font la voix d’une jeunesse à la fois désœuvrée et pleine de vie. Une jeunesse pas toujours dans les codes, face au désenchantement du monde. Bref, des textes qui rappellent ceux de Solann ou de Miki, sur des mélodies parlantes.

Pour juger de la qualité d’un concert, il y a plusieurs aspects qui rentrent en jeu. Pour me conquérir, comme je n’écoute que rarement les morceaux en amont, il faut que l’énergie sur scène soit là. Et ça a été le cas : un concert empreint d’une énergie folle. Et un St Graal qui occupe, seul, la scène sans que jamais ne redescende la pression. Un artiste à définitivement aller voir en live et à suivre, à écouter et à réécouter !

Texte et photos : Lou Geniller