Jon Spencer & the HITmakers : coup de chaud au café Atlantik
LIVE REPORT – Direction Fribourg et le mythique café Atlantik pour un concert 100% rock avec Jon Spencer and The HITmakers.
Ce soir, c’est cap au sud, direction Freibourg et son Café Atlantik. J’y ai fait quelques concerts dont notamment The Scientist, James Leg, The Courettes (liste non exhaustive) et l’annonce de Jon Spencer & The HITmakers me met en joie, avec une grosse envie d’y retourner!

On nous avait prévenu que la première partie serait énergique et qu’on ne savait jamais ce qu’il avait prévu. Elvis Pummel, de son nom de scène, ne le sait pas lui-même, parfois. Rapidement, on reconnaît « Heartbreak Hotel », dans une version accélérée et non sans le fameux mouvement de bassin de feu le King. Il n’en fallait pas plus pour nous embarquer ! Le public reprend les chœurs d’un morceau que je connais pas. Renseignements pris, je pense que c’est « A Teenager In Love » des Dion and the Belmonts. Un groupe de doo-wop de la fin des années 1950, qui confirme donc la prédilection d’Elvis Pummel pour cette période. Un décalage incroyable entre ce qu’on voit et entend sur scène, et le métier du monsieur, docteur dans sa « vraie vie ». J’ai un peu de mal a m’imaginer une auscultation avec cet Elvis ! En tout cas, sur scène il nous aura donner le sourire et l’envie de bouger malgré une température tropicale.
L’arrivée de Jon se fait presque discrètement… Si bien qu’une fois les 2 jeunes musiciens l’accompagnant installés, et quelques petits réglages de Jon faits, le concert démarre sans transition. Pied au plancher. La température est caniculaire (mot à la mode en ce moment). Il fait très chaud. Les ventilateurs ont du mal à rafraîchir qui que ce soit. Je reconnais de suite cette façon si particulière que Jon a de chanter dans son micro. Une manière de tenir les sons fracassants du batteur et de la bassiste. On a l’impression qu’ils jouent ensemble depuis 20 ans. Et cette salle, ce café Atlantik, avec sa scène en coin de la salle permet une proximité très appréciable pour voir la complicité du groupe.



Une dizaine d’années en arrière, j’avais pu admirer Boss Hog, autre groupe dans lequel Jon officie (officiait ? Je ne sais pas si le groupe est toujours en activité) au côté de sa femme Cristina Martinez. Si la comparaison est possible, le concert de ce soir est d’une énergie vraiment incroyable, et à n’en pas douter, la rythmique y est pour beaucoup. Une locomotive. Le batteur Macky Bowman (aka Spider) enchaîne les morceaux à un rythme soutenu mais ne loupe aucun break. Et que dire de cette bassiste, Kendall Wind, qui possède un groove funky enrobé d’un son très fuzz ? J’étais en face d’elle et son son m’a fait danser toute la soirée.
À n’en pas douter Jon et ses HITmakers étaient dans une forme olympique. Une soirée bien plus mémorable qu’un match de la coupe du monde !
Texte : Bruno Geniller
Photos : Morgane Milesi
