James Blake, Anna Calvi, EMA…mes coups de coeur du Festival des Inrocks

Si je commençais à parler en détails de TOUS ce que j’ai aimé pendant ce festival des Inrocks, je crois qu’il me faudrait des jours et des nuits pour tout écrire. Et puis, ensuite, je crois que cela ne vous intéressera pas des masses. Du coup je vais me limiter à quelques coups de cœurs.  J’en ai eu 3 véritables : certains sont des révélations, d’autres des confirmations.

1. La Grand-messe de James Blake

La première fois que j’ai écouté James Blake, ça m’a fait chier. Sans mentir. Puis, je me suis remis l’album, une fois, deux fois, trois fois, et là j’ai compris que pour apprécier James Blake il faut ouvrir ses chakras musicaux. N’écouter que lui, sans rien faire d’autre et ne pas laisser submerger par des pensées parasites. Et puis, il faut le voir en live, en vrai. Avec sa voix gorgée de soul et les machines qu’ils triturent pour lui donner des effets étranges, il fait entrer quiconque l’écoute dans une espèce de transe qui pourrait faire flipper n’importe quelle personne étrangère au « crew JBlake ». A la Cigale, c’est un peu ce qu’il s’est passé, imaginez : une foule à remuer de la tête sur le même schéma et le même tempo aux rythmes de « I Never Learnt To Share« . C’est un peu scary, on penserait être dans une secte, en pleine cérémonie, mais la musique de James Blake est tellement hypnotique et particulière que inévitablement toi aussi tu te mets à faire des trucs bizarres avec ta tête, tes bras, ton corps… oui je crois que je suis aussi définitivement convertie

2. Subversive EMA

Tu ne pourras pas retenir ses chansons, impossible tellement elles sont déstructurées, alambiquées, presque bizarres. EMA c’est une meuf blonde platine, au look un peu négligé mais ça on s’en fout. D’ailleurs elle aussi, elle s’en fout un peu de ce qu’on peut bien penser, elle fait sa musique à elle, son rock qui ne ressemble à aucun autre. Elle saute, murmure, parle, éructe, chuchote, et se moque bien qu’on ne la suive pas dans ses délires rock. Son album m’avait pas mal séduit, mais bon, ce n’est définitivement pas le genre d’album que t’écoutes en boucle. Je l’avais donc délaissé, rangé quelque part presque oublié. Je me demandais comment elle pouvait défendre sur scène un tel album, et en fait elle le défend remarquablement bien, et même si l’Olympia était quasiment vide (19h, un lundi, c’est un peu tôt), les spectateurs présents étaient comme subjugués par la perf’ d’EMA. Moi en tout cas, j’ai complétement adoré, et surtout j’ai ressorti l’album.

3. Anna Calvi, la classe

Anna et moi, on se rate assez souvent. Trop souvent. Une grippe me cloue au lit, un Trianon complet etc…Mais on s’est déjà croisé, la dernière fois c’était d’ailleurs à Rock En Seine, mais un festival n’est définitivement pas le meilleur endroit pour l’écouter. Là, elle était à l’Olympia. La classe. Elle était la tête d’affiche. La classe. Et surtout elle a, à mes yeux donné le plus beau concert du Festoch. LA CLASSE QUOI ! Un show d’Anna Calvi commence toujours par « Rider to the Sea« , ce titre joué seulement à la guitare. Pas de parole, seul l’instrument malmené par la jeune fille parle. Et puis, elle enchaine sur « No More Words« , avec cette attitude qu’on pourrait qualifier d’un peu froide et distante. Un genre que la belle se donne, puisque quand elle s’adresse au public, c’est une toute autre personne. Son set ? Il a été parfait. Comme les reprises qu’elle y inclura : « Surrender«  d‘Elvis Presley ou encore « Wolf like Me » de TV on the radio. J’étais déjà totalement fan de cette demoiselle, je le suis encore davantage.

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