On y était : Gael Faure à la Boule Noire

Temps maussade. Journée pourrie : le quotidien d’un million de personnes. La nuit tombe vite sur Paris. Besoin d’un moment suspendu, comme envie d’évasion lointaine. Rêver des plaines islandaises ou des paysages enneigés de Sibérie. Ça tombe bien, il est un peu question de ça dans les chansons de Gael Faure. L’artiste, nouvelle signature de Sony Music, est à la Boule Noire en première partie de la délurée Nadeah, et il nous offrira un moment des plus doux et agréable. Un moment presque trop court. Beaucoup trop court.

On n’avait l’habitude d’entendre le garçon seul accompagné de sa fidèle guitare, cette fois-ci il n’est plus tout seul. Et, ce passage de la formule guitare/voix à celle du trio (basse, batterie, guitare) je la redoutais un peu. Nombre d’artistes se sont un peu cassés les dents, en ne sachant pas bien négocier le virage. Gael Faure lui a très bien su le gérer. Les chansons bien sûr sont métamorphosées, mais surtout pas dénaturées. Elles sont beaucoup plus rythmées, on ressent le besoin irrésistible de taper la mesure du pied et de claquer des doigts là où avant on avait plutôt la larme qui se formait au coin de l’œil. Plus étoffées, les chansons prennent une tout autre dimension : la batterie tout en douceur souligne les accents pop, tandis que la basse donne de la profondeur. A aucun moment, les textes ne sont étouffés, effacés, écrasés.

On se laisse porter par la voix suave et puissante du garçon, on redécouvre les anciens titres (« Tu me suivras« , « Comme si« , « Sibérie« ), mais surtout on en découvre des inédites. Parmi les nouvelles-nées : « On dirait l’Islande« , une ode voire une déclaration d’amour à la région natale du jeune homme, l’Ardèche…Parisiens, parisiennes si en écoutant ce titre vous n’avez pas envie de prendre le premier train en partance pour ce « petit Islande », vous êtes perdus. Définitivement. L’espace d’une demi-heure, on était bien. On était ailleurs. On avait réussi à oublier cette journée pourrie, ce temps maussade, la nuit arrivée trop vite…

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Photos : (c) Hélène Pambrun

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