Playlist spéciale : mon éducation française

Pour faire un peu comme la compil une Éducation Française, qui sort chez Columbia j’ai décidé de faire ma playlist spéciale frenchis qui comptent. On y trouve mes coups de cœur, actuels ou plus anciens. Du folk ? Oui, il y en a. Mais on y trouve un aussi un peu de rock, de « l’electro-faussement-new-wave », de la pop. Mais que des Français. Parce que le made in France et la marinière de Montebourg sont à la mode ? Non, pas tellement. Seulement, parfois, il n’y a pas besoin d’aller chercher très loin pour trouver de la bonne musique. J’ai eu tendance à l’oublier un peu ces derniers temps. Erreur réparée.

Twin Twin – Comme Toi

Un groupe qui compte beaucoup pour moi. J’ai eu la chance de les côtoyer de près, puisque j’ai été l’assistante de leur manager, la grande Marie Audigier. J’ai l’impression que c’était presque dans une autre vie. J’ai subi leur folie, leur bonne humeur, j’ai mangé Twin Twin, petit-déjeuner Twin Twin, je les ai adoré, et deux ans plus tard, ils sont toujours dans mon Ipod, et leur premier EP est gardé très soigneusement. Leur album paraitra dans le courant de l’année 2013, j’ai hâte de l’écouter. Ils ont forcément leur place dans ma playlist.

Lescop – Le Mal, Mon Ange

Il y a des titres qui s’accrochent plus facilement à ton oreille. Des chansons qui te parlent plus que d’autres, peut-être parce qu’elles font écho à ta propre histoire. Le Mal, Mon Ange fait partie de ces chansons-là que je peux écouter en boucle mille fois, sans jamais me lasser parce que justement…  « il est bien dommage et bien étrange que le mal soit si beau ».

Swann – Loneliness

Un folk velouté qui éblouit. Une voix de velours. Un jeu de guitare efficace, et des textes poétiques. Parfois, il n’en faut pas plus pour séduire et plaire. La douceur se lit sur le visage de cette jeune Swann, elle s’entend aussi dans sa musique. L’album sort en février. Il se pourrait bien qu’il réchauffe notre hiver.

Yan Wagner – The Only One

On dit que ce sont les voix aigües des hommes qui plaisent le plus aux filles. Sur ce titre-là, deux garçons avec des voix loin d’être haut-perchées. Yan Wagner et Etienne Daho. Le père de la pop electro eighties et son fils spirituel. L’enfant prodige de la nouvelle scène électro française ou appelle-ça comme tu veux, la vérité c’est que l’étiquette, on s’en fout. Le titre en revanche non. Il m’a scotché instantanément. Les deux hommes chantent à l’unisson de manière si parfaite qu’on ne sait même plus qui chante quand les deux voix se séparent. Bluffant.

A ECOUTER SUR DEEZER

Phyltre – Wacko

« Le rock en français, c’est comme le vin anglais. Ca n’existe pas » disait John Lennon. Mais c’était avant d’écouter Phyltre. Bien sûr que le rock en français dans le texte existe. Il est drôle et décalé, frais et pétaradant. Il est jeune, il est déterminé. Il s’appelle Phyltre. C’est tout.

Anita Drake – Surrender

Du blues sexy qui se conjugue à deux. Un couple qui laisse échapper aux compte-gouttes leurs compositions. On découvre des riffs sensuels, des mélodies langoureuses, des titres qui font monter la température intérieure du corps et l’envie de sauter sur le premier BG qui passe dans la rue. Et puis j’aime ce clip. Ouai, Dorothée fume… « han ce n’est pas bien de faire la promo de la cigarette »…on s’en tamponne non ? Il est très bien ce clip…

Wolves & Moons – Nothing ever shone in the Sun

Parce que le folk, lorsqu’il est bien fait est tout simplement irrésistible. Parce que le songwriter d’orfèvre de ce groupe est fabuleux. Parce que leurs arpèges sont délicats. Parce que dans la voix du chanteur il y a ce petit grain qui te fait dresser les poils. Parce qu’une nouvelle fois, ça prouve que le folk ne meurt jamais.

AV – Venus Bar

Étienne Daho doit être aussi son idole. Ca s’entend. Il doit beaucoup aimé Jacno et Bashung. Ca s’entend aussi. Des influences comme celle-ci ne se renient pas. Mieux elle s’affirme haut et fort. AV c’est un poète qui aurait aussi beaucoup écouté Kraftwerk. Mélangeons tout ça et on se retrouve avec un dandy perdu entre les années 2010 et les eighties. La querelle de l’ancien et du moderne personnifiée dans cette nouvelle scène. Venus Bar est un bel exemple de cette pop entre deux âges.

Robi – On ne meurt pas d’amour

Une boîte à rythme comme les Kills, des textes à la Dominique A. Un mariage étrange, un mariage heureux. Un rock épuré porté par une voix rauque, celle de Robi. Un rock en noir et blanc, plus noir que blanc. Triste mais pas larmoyant. Minimaliste et hanté. Transperçant et tourmenté.

Mustang – La Nuit, Je Mens

C’est drôle, ce groupe qui avant était boudé par la planète indé se retrouve partout aujourd’hui…Comme quoi, something in the air has changed…Tant mieux, Mustang mérite qu’on fasse du bruit pour eux. Rare sont les groupes aujourd’hui à pouvoir faire ce qu’ils font sans paraître has-been. Ils ont mis le rétro, le rock’n’roll et les années 50 au goût du jour. Leur identité affirmée, leur rock décalé, leurs textes ficelés semblent avoir trouvé un nouvel écho dans les oreilles de messieurs-de-la-hype. Tant mieux pour eux. Avec leur Ep de reprises, ils continuent de remettre les vieilleries au goût du jour, parmi lesquelles « La Nuit, je Mens ». Superbe reprise.

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