On a écouté : Eternal Life de The Craftmen Club

Déjà 5 ans depuis la sortie de Thirty Six Minutes, second album de The Craftmen Club, débordant de hargne et de rock Stoogisto-Noir-Dézo-Sixteen-horsepowerien (ça y est j’ai votre attention ?). On prend les mêmes et on recommence… en pas pareil. Ils l’avaient annoncé dès la sortie du précédent album, les gaillards n’aiment pas tourner en rond et préfèrent jouer la surprise. Exit donc Garry Blood et son âme torturée, les chevauchées dans le désert et le rock super speed « oulà malheureux, attention ce morceau dépasserait presque les trois minutes ». Ce n’est pas pour autant qu’on ne reconnait pas les 3 (désormais 4) bretons, The Craftmen Club 2014 garde le même ADN que ses prédécesseurs, c’est une simple mutation.

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Voici donc Eternal Life, « Let’s go », nous dit-on en intro de « The Game« , alors forcément, on y va, et bam, un mur de guitares dans la gueule, on ne s’est visiblement pas trompé de porte. Moins « Blues Explosion », ce nouvel album développe plus les morceaux, la basse s’exprime plus largement (« Vampires« , « Happy End« , ou « Face to Face » et sa reverb’ Lascaux II Depeche-Modienne), et une seconde guitare (d’où le quatrième larron) remplace les samples de banjo, parfois avec un feeling relativement proche, (« The Game« , « Face to Face« ), ou tout simplement en envoyant des riffs bien gras. Si le précédent album proposait quelques titres en français, cette fois il faut se contenter de l’anglais, le chant étant plus posé et les morceaux ambiancés, on a un peu plus le loisir de contempler l’accent frenchy, petit reproche sans grandes conséquences et bien vite oublié une fois rentré dans l’album. S’ils se sont vaguement assagis, les Craftmen Club n’ont pas oublié pour autant comment foncer pied au plancher (« Click in the Box« , « Animals« ) ce qui promet une sacré ambiance en live.

Moins varié que son prédécesseur, Eternal Life aurait pu conduire à l’indigestion en fin d’album, mais c’est alors que les bretons dégainent une brochette de tubes irrésistibles qui restent en tête pendant des jours (« I Can’t Choose« , « Happy End« , « It’s Too Late« ). Enfin, un lancinant « Eternal Life » termine l’album sur un déluge de guitares entremêlées (faisant écho à « Death Song » qui bouclait de manière similaire Thirty Six Minutes). En 2014, The Craftmen Club ce n’est pas exactement la même chose qu’en 2009 (heureusement), reste que c’est toujours aussi bon.

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