On y était: London Grammar au Transbordeur, Lyon

FRANCE-MUSIC-FESTIVALHier soir notre belle ville de Lyon accueillait pour la seconde fois en quelques mois, LA sensation britannique du moment: London Grammar. Chez Rocknfool nous avions unanimement (ou presque) élu leur album If You Wait comme un des meilleurs de 2013 et il était donc évident d’aller leur prêter une oreille en live.

Le Transbo affichait complet depuis des mois, et la population présente était vraiment représentative du phénomène qu’est devenue ce jeune groupe de Nottingham en quelques mois. TOUT Lyon et la région étaient là, peu importe l’âge et les affinités musicales. Le décor était minimaliste, les jeux de lumière délicats et Hannah Reid aussi géante que la voix puissante qui allait bientôt tous nous envouter. Car oui London Grammar est un vrai groupe, avec un son bien singulier et reconnaissable dès les premières lignes de guitare, mais London Grammar c’est surtout une voix, une jeune femme charismatique et belle comme le jour.

En live, Hannah n’est pas sans rappeler une autre Anna, Calvi , 2 jeunes femmes à l’univers musical très différent mais à la même « Dr Jekyll and Mister Hyde attitude ». Même voix de jeune fille presque apeurée lorsqu’elle prend la parole, même timidité devant le public et émerveillement devant l’engouement qu’elle suscite… Et puis elle chante et là , comme lorsqu’on entend Anna Calvi, on se demande où est passée la petite souris que l’on avait encore sous les yeux 2 minutes plus tôt. La souris se transforme en louve, aussi puissante dans les graves que dans les aigus, toujours sur le fil de l’émotion.

La main sur l’oreille pendant presque tout le set, on sent à quel point cette jeune femme est perfectionniste et joue de sa voix comme de n’importe quel instrument. Peu de notes auront été fausses hier soir, la pureté de l’album est absolument intacte sur scène. Hannah nous prévient même à un moment qu’elle va devoir s’arrêter 2 minutes pour aller reposer sa voix, craignant l’apparition de nodules. Tout cela est donc bien fragile, creusant encore le paradoxe. L’émotion finira d’ailleurs par la dépasser sur le titre « Sights » qu’elle termine en larme et réconfortée par ses 2 compères Dot Major et Dan Rothman. « Cette année fut folle et nous n’en revenons toujours pas de ce qu’il nous arrive » dira-t-elle pour excuser ses larmes, elle est pardonnée mais nous repartirons néanmoins avec un regret, celui d’un concert bien trop court, tout juste une heure…

A défaut d’images d’hier soir, quelques morceaux live du Melt! Festival.

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