On y était : The Craftmen Club au Nouveau Casino

Nous voilà déjà en mars, et le concert le plus énervé que j’ai fait depuis le début de l’année devait être Warpaint, alors à moins de vouloir finir avec des fleurs dans les cheveux il était temps de passer aux choses sérieuses. Direction le Nouveau Casino donc, pour voir The Craftmen Club dont on a déjà pas mal parlé ces derniers temps (en chronique, et en interview).

La première partie est assurée par The Red Goes Black venus de Douarnenez (oui, c’était une soirée spéciale rock breton). Et ce fut une excellente surprise, loin du son raplapla de leur EP c’est au contraire à un son magnifiquement rond et gras auquel on a droit, servant parfaitement leur rock bluesy. Ils ne devraient plus tarder à sortir leur premier album, et si la production est à la hauteur du rendu en live, pas de doutes qu’il tourne tout l’été dans la bagnole. En attendant, ils ont filé la banane à tout le public.

Alors que de l’hexadécimal défile sur scène (Eternal Life parle de science-fiction, on plonge donc au cœur du code machine (oui faut être développeur pour comprendre leurs lives)), The Craftmen Club monte sur scène pour entamer un « Face to Face » un peu faux qui fera légèrement douter l’assistance. Ça se passe beaucoup mieux après, même s’il reste difficile de faire bouger le public avec l’ambiance très froide du dernier album. « Vampires » réveillera tout le monde avec son groove énorme avant qu’une chape de plomb ne s’abatte pendant « Eternal Life« , petit effet montagnes russes. Le groupe ne reste pas sage pour autant, ça hurle (juste désormais), les guitares vrombissent et ça raconte des conneries entre les morceaux. La seconde partie du set est dédiée à Thirty Six Minutes, là ça chauffe beaucoup plus et ça saute dans tous les sens que ce soit sur scène ou dans le public.

Le concert aura au final duré à peine une heure (ce qui reste classique vu le style du groupe), pour finir un « To The Surface » en guise de rappel se terminera en gros bordel à base de maltraitance de guitares, de démontage de kit de batterie et de vidage de bière sur la grosse caisse. C’était certes légèrement lent à démarrer, mais la rage du groupe aura finalement réussi à enflammer le public, et avec la manière.

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