On y était : AuDen au Café de la Danse

Le comble pour une journaliste slash blogueuse slash grosse bavarde ? Etre speechless. A la fin du concert d’AuDen au Café de la Danse, c’était un peu comme dans la chanson de La Fouine : j’avais pas les mots. Et, au moment d’écrire le live report, j’en avais qu’un au bout du clavier : « wow ».

Et c’est même pas un mot.

WOW parce que mardi soir, j’ai vu un Grand artiste. Non pas que j’en doutais auparavant, au contraire. Le coup de coeur pour AuDen a été immédiat, je l’ai raconté sur le blog un million de fois, sans me la jouer marseillaise. Mais cette fois, j’avais un peu peur. Cette peur, je l’ai souvent lorsque je vais voir en concert un artiste que j’avais écouté la première fois en guitare-voix et qui se lance dans l’aventure « groupe », avec tout plein de gens autour de lui. Il m’arrive d’être souvent déçue, malheureusement. Souvent je trouve la musique dénaturée, la pureté du début étouffée par trop d’instruments, trop d’arrangements. Trop de tout.

Avec AuDen c’est tout le contraire qui s’est passé. Au Café de la Danse, ils étaient quatre sur scène : autour du chanteur, il y a un clavier, une batterie, une basse. Et tout fonctionne parfaitement ensemble. On s’éloigne de la base folk du début pour glisser vers une musique plus rythmée, laisser place à des accents plus rock parfois, sans perdre de vue toutefois le côté planant et quasi-expérimentale. Les titres gagnent en profondeur, ils s’étirent, se dévoilent, prennent aux tripes et au corps. On a l’impression d’entendre une mer agitée, un tonnerre qui gronde. Ce concert, c’était un peu comme être accoudé à la fenêtre de son salon, au chaud, pour regarder une tempête s’abattre au loin. 

On ne peut qu’être sous le charme des nouveaux arrangements. Et puis, il y en avait pour tous les goûts. Il y a « Les amours Mortes » à la guitare électrique qui prend une toute autre dimension, des titres hyper travaillés (« Azur Ether », « Les Printemps »), d’autres chantés quasiment nus, en guitare-voix (« Le large ») ou en piano-voix (« Des rêves »). On découvre enfin sur scène, les titres qu’on avait jusque-là écouté que sur l’album Sillon, comme la superbe « Douce Vapeur ». Un poète qui chante. C’est rare. C’est beau.

C’est « wow ».

Tout simplement. 

 

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