On y était : Peter Peter au Pan Piper (Aurores Montréal)

A ma droite, un danseur épileptique. Devant moi, deux photographes accrochés à la scène comme une moule à son rocher. A ma gauche, trois étudiants en école de commerce, très alcoolisés, trois têtes à claques qui parlent politique en plein concert. Très fort. L’un d’entre eux, pensant même être dans son salon, n’hésitera pas s’appuyer contre la scène, dos à l’artiste pour parler avec ses copains. L’artiste en question c’est Peter Peter. Et il a fallu se mettre dans un coin isolé, loin des gens pour pouvoir apprécier comme il se doit la superbe pop mélancolique du Canadien.

Nonchalant mais magnétique, détaché et pourtant si présent, Peter Peter a livré un show de toute beauté. Il parcourt l’ensemble de ses deux albums. Car si en France on le découvre avec le magnifique « Une version améliorée de la tristesse« , de l’autre côté de l’Atlantique, ça fait un moment que Peter Peter est une star avec un premier album paru il y a déjà deux ans. « Homa« , c’est son titre et c’est aussi une chanson que le chanteur interprétera seul sur la scène. La seule du set. Le reste se fait en groupe. Nos oreilles sont ravies d’entendre un saxo et une basse aussi sexy. On contemple avec amusement la collection de guitares du chanteur (on craque pour la rose à paillettes) et puis on se laisse surtout porter et bercer par les chansons de Peter Peter, de « Carrousel » à « Beauté Baroque », en passant par « Tergiverse » ou « MDMA ». Le final du concert se fera au milieu du public sur « Chemin étoilé » et se terminera en apothéose sur la scène du Pan Piper.

Photos : Emma Shindo

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