On a écouté : Hard Believer, le nouveau sublime album de Fink

img_fink2_tommylanceLe voilà enfin le nouvel album de Fink. Six albums studio, deux lives en quatorze ans, autant dire que chaque nouvelle sortie est attendue. Nous avions appris à aimer le dernier Perfect Darkness, oui appris, car il marquait le début d’une ère moins guitare acoustique et moins artisanale que par le passé. Mais au fil des écoutes et des lives, nous avions amorcé ce tournant avec eux…

Et aujourd’hui sort probablement le plus beau Fink qu’il soit. Le plus bel album de l’année tout court dans mon palmarès 2014. Tous les titres sont remarquables, dix morceaux qui deviennent de meilleur en meilleur , le second surpassant le premier, jusqu’au climax final du dernier très épuré « Keep Falling ». « Hard Believer » premier extrait de l’album, présageait un opus peut-être plus soul, il n’est finalement qu’une introduction, un univers parmi tant d’autres. Car on pourrait comparer ces morceaux aux différentes strates d’une pièce montée, toutes importantes pour rendre l’ensemble magnifique, toutes différentes et singulières, provoquant une explosion sublime dans votre bouche à chaque nouveau coup de cuillère… Plus que de la pâtisserie, c’est du vaudou, c’est ce que pratique Fink sur nos oreilles et par extension nos âmes. Mettez vos écouteurs, fermez les yeux, impossible de résister à la transe de « Pilgrim » ou  « The Green and the Blue ». Bouleversant…

On ne peut s’empêcher parfois de se rappeler les premières écoutes, il y a quelques années en arrière (!) de Massive Attack. « White Flag » et « Two Days Late » nous emmènent vers des ambiances quasi trip hop, que l’on retrouve plutôt sur les prestations live de Fink habituellement.  La sensualité des rythmes alliée à la voix chaude de Fin dégage un intense érotisme, une sensation quasi mystique. Que les amoureux de la guitare acoustique maltraitée et triturée habituellement se rassurent, après les volutes du trip hop on retourne dans des mondes plus familiers avec « Shakespeare » et « Truth Begins ». Puis surtout avec un autre titre faisant la part belle à la simplicité du duo guitare-voix, « Keep Falling », cette voix, ces harmonies, jusqu’aux lyrics font que l’on se voit déjà écoutant ce morceau magnifié en prestation live. Notre diaphragme commence à réagir, le coeur tape plus fort et l’arrivée du magnifique et sublissime « Looking Too Closely » finit de mettre en pièce notre résistance. Les vannes sont ouvertes, larmes et sourires se mélangent, ce titre viendra se ranger aux côtés de « Sort Of Revolution » dans la catégorie Favoris notre ipod, c’est sûr.

Nous l’avions déjà dit ici dès la première écoute de « Looking Too Closely », mais le mystère reste entier : comment font-ils pour susciter l’intérêt dès les premiers accords de guitare, provoquer l’émotion dès les premières notes de piano, puis faire monter doucement mais sûrement cet eargasm final ? Quelle est leur formule magique ? La vérité c’est qu’on ne veut surtout pas savoir. Car c’est précisément pour cela que chacun de leurs albums et prestations live nous bouleversent et chamboulent littéralement, le lâcher prise et l’acceptation d’une certaine animalité dans leur rythme et mélodie. Donc on arrête d’expliquer Fink et on écoute, à vous d’essayer ce shoot…

 

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