On y était : Aldous Harding au Petit Bain

Pour l’instant méconnue voire inconnue en France, Aldous Harding mérite pourtant qu’on fasse du bruit pour elle. Enfin, pas trop, parce qu’on risquerait de ne pas l’entendre chanter et ce serait bien dommage. Puisqu’on a une fâcheuse tendance à comparer les artistes, disons que si on devait la rapprocher d’une chanteuse folk bien connue, on dirait que la demoiselle pourrait être la fille spirituelle de Joan Baez. D’ailleurs, quand elle reprend avec son mec, Marlon Williams, « The Trees They Grow High » (vieille balade folk écossaise repris maintes et maintes fois) sur la terrasse du Petit Bain, on a l’impression d’entendre son illustre aînée. Comme elle, elle chante avec cette voix haut perchée, comme elle, elle s’accompagne d’une guitare posée sur ses genoux. Comme elle, elle a l’air possédé quand elle chante. Comme elle, elle pourrait te faire couler des torrents sur tes genoux. Pour le moment, il n’y a que quelques chansons à écouter. On a pu les entendre en live. Et s’il faisait froid, si elle avait les mains gelées par le vent d’un mois de mai beaucoup trop froid, nous, elle nous a réchauffé le cœur avec ses jolies chansons tristes aux accents de folk celtique. On craque sur sa musique et sur cet accent qui roule beaucoup trop les « r ». A suivre de très près.

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