On a écouté : « Utopia » de David Grumel

Dix ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que David Grumel donne un successeur à Beaurivage. Le deuxième bébé du musicien s’appelle Utopia, un album auto-produit et financer grâce aux internautes sur Kiss Kiss Bank Bank. Pour beaucoup, une décennie c’est une éternité, pour celui qu’on pourrait surnommer un « artisan de la musique », c’est logique, un adepte de l’éloge de la lenteur. Cela se ressent dans cet album majestueux. L’homme a conçu son album comme la bande-originale d’un film, loin des carcans qu’on impose beaucoup trop aux musiciens. Les titres s’installent progressivement, se construisent à mesure que le temps défile.

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David Grumel est plus un musicien que chanteur et c’est donc avec son piano qu’il se livre et délivre avec sincérité et harmonie des pièces orchestrées qui laissent la part belle à l’imagination. L’homme joue sur les paradoxes, l’album se fait lumineux et torturé à la fois. On pense parfois à Ennio Morricone, notamment sur Manoir. Quand les guitares s’expriment, elles se font furieuses, en opposition complète avec ce piano si doux. David Grumel joue les alchimistes, plus que les équilibristes, en dosant parfaitement les instruments. Tout tombe à pique, les rythmiques savent s’emballer au bon moment, elles savent ralentir la cadence pour laisser place à l’émotion et aux frémissements intérieurs. Si l’utopie ressemble à un album de David Grumel, alors on l’a enfin trouvée. Elle s’écoute, un casque sur les oreilles.

Rocknfool vous offre deux albums de David Grumel. Pour tenter sa chance : il suffit de liker la page Facebook, puis d’envoyer un mail à onlyrock.folk@gmail.com avec l’objet « Utopia ». Pensez à mettre vos coordonnées ! Tirage au sort le 22 décembre. 

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