Un après-midi aux balances de Nothing But Thieves à l’AccorHotels Arena

I’M WITH THE BAND – 4 mars 2016. Porte 30. 17h. J’entre enfin dans l’AccorHotels Arena. On m’accompagne au cœur de la salle. On me fait passer par plusieurs sas, puis des couloirs recouverts de peinture blanchâtre. J’ai l’impression d’avoir franchis le seuil des Urgences. Les entrailles de l’ancien Palais omnisports sont en pleine ébullition. Une vraie fourmilière qui s’active à la tâche. Enfin, une double porte. Entrée dans la fosse. Je me sens toute petite. Mon regard se pose sur cette scène impressionnante, qui parcourt le centre de la salle, dans toute sa longueur, puis quitte un instant les gradins et les 20.000 sièges pour se poser sur quelques silhouettes au loin qui s’affairent. Elles passent d’halos de lumière à l’ombre. Les balances de Nothing But Thieves ont commencé il y a quelques minutes à peine.

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Nothing But Thieves a été de nouveau invité par Muse, pour faire une série de premières parties sur leur tournée de Drones. Les cinq garçons ont préféré décaler plusieurs dates de leur propre tournée européenne, que de refuser. Comment passer à côté d’une telle opportunité ? Et puis « c’est notre première arène » me confirmera Joe à la fin de leurs balances, sourire aux lèvres. Une heure de balances afin de recaler ce qui a pu faire défaut la veille. Soit des broutilles. On les a  quand même senti un peu stressés sur les premières minutes de leur set. Le groupe est pourtant déjà bien habitué à la scène, et l’a prouvé hier en reprenant rapidement ses marques et en assurant un court set, solide et efficace. Ils se sont même fait plaisir en reprenant « Where is my mind » des Pixies, qu’ils vénèrent autant que Muse. Osé !

Après un bonjour poli, ils me jettent des regards empreints de curiosité lorsqu’on me donne l’autorisation de grimper sur la scène pour les rejoindre. Puis, ils s’habituent. J’essaie de me faire toute petite sur la scène, bien qu’il soit plutôt difficile de se fondre dans le décor d’une scène circulaire plantée au beau milieu de 2500m2.  Entre leur management, le personnel et tous les techniciens, ils sont accoutumés à être bien entourés. Les garçons sont chacun à leur poste, de part et d’autre de la scène, oreillettes bien vissées dans les oreilles, très concentrés. Ça joue chacun un peu de son côté, quelques riffs se détachent mais s’arrêtent aussi vite. Pas facile de jouer dos à dos, mais c’est la contrainte d’une scène grandiose à 360°. Ils se retournent souvent, bougent beaucoup. Ils se regardent et s’écoutent attentivement les uns les autres.

Ça crie un peu pour se faire entendre car chacun donne des indications précises au régisseur : Dom à la guitare voudrait entendre plus de batterie, Phil à la basse un problème de retour dans l’oreillette gauche tandis que James à la batterie peine à entendre les autres membres lui dire de s’arrêter de jouer un moment… Conor de l’autre côté demande à jouer un peu de « Itch », la chanson de leur début de set. L’amplification des baffles de la salle coupe de temps en temps. C’est marrant d’entendre pendant quelques fragments de secondes la voix puissante et lyrique de Conor à nue. Tout a l’air ok, les principaux réglages ont été fait la veille. On me dit que le public ne va plus tarder à entrer. Le groupe dans un tacite mouvement pose les instruments et se rejoint en bord de scène. Le studieux soundcheck fait place aux rires et aux dernières recommandations de l’équipe technique. Ils finissent par descendre chacun de leur côté, et commencent à regagner les coulisses. En route, alors que leur manager s’enquiert des derniers noms à ajouter à leur guestlist, les vannes fusent. On refait le trajet en sens inverse, vers la lumière du jour. Pas de pause pour le groupe, place désormais aux interviews. C’est ça la vie de futures rockstars.

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Photos : Emma Shindo 

(Merci à NBT, leur équipe, et Julien)

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