On y était : Juniore + Cléa Vincent + In the Canopy au Café de la Danse

Il y avait du monde hier soir au Café de la Danse pour la soirée organisée par le Fair. Un public nombreux venu pour applaudir une belle affiche : les mystérieuses Juniore, la festive Cléa Vincent et les lyriques In the Canopy.

Juniore
C’est le trio de girls band Juniore qui ouvre la soirée. Derrière leurs robes noires au col blanc, très sages, les trois filles cachent un rock sixties aux couleurs mystiques. La batterie incisive se mêle au synthé gospel et à la voix grave d’Anna Jean. Une Françoise Hardy qui rencontre des riffs de guitare saturée épurés et des textes mystérieux. On a senti la leader un peu plus à l’aise sur scène, invitant même le public à danser le slow sur « Je fais le mort ».

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Cléa Vincent
On quitte les sixties pour prendre le tournant des années 1980. Avec Cléa Vincent on plonge dans une boume de fin de collège où le disco est à l’honneur. Une voix enfantine, des paroles plutôt naïves, une rythmique dancefloor-enflammé et des synthés kitsch : Cléa Vincent détonne et sur scène comme dans le public on s’éclate ! Cléa Vincent c’est la bonne copine qui est là pour faire la « grosse teuf » et qui demande avec humour à son ingénieur du son de « [la] faire chanter juste ». On ajoutera une mention spéciale aux chœurs du batteur sur « Retiens mon désir ».

In the Canopy
Ce sont les rockeurs d’In the Canopy qui s’installent pour la dernière partie de la soirée. Avec une mise en scène très théâtrale (ce ventilateur il est là pour faire voleter les cheveux ou rafraîchir le groupe ?) et des morceaux de rock lyrique, les cinq garçons sont sûrs de leur effet, le public est tout acquis à leur cause et ils confessent se trouver dans leur salle parisienne préférée. Ils enchaînent donc un set efficace, alternant entre les derniers titres rocks et leurs premiers plus folks. On préfère les morceaux plus folks, lorsque les lunaires mélodies servent sur un doux piédestal la chaude voix du leader, notamment sur « How Long » et  » Catch a Predator ». In the Canopy savent faire le show, plusieurs invités montent sur scène. Ce sont d’abord deux danseuses qui effectuent des mouvements d’impressionnante souplesse sur « Nightfall ». Puis Bastien Picot vient enchanter le public avec ses vocalises stupéfiantes sur « Never Return ». Enfin, Jim Rosemberg propose un joli duo de voix, accompagné d’une guitare acoustique. Le groupe n’hésite pas revenir pour une chanson presque acoustique, en arc-de-cercle autour du micro. Le public est ravi.

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