Les soeurs Boulay : « On peut travailler des heures pour trouver le mot exact »

INTERVIEW – On a enfin discuté avec les adorables sœurs Boulay, qui étaient de passage à Paris pour la sortie française de leur second album 4488 de l’amour. Entrevue avec un duo qu’on aime à la folie.

À vrai dire, je ne me souviens pas pourquoi nous n’avons pas rencontré les sœurs Boulay avant ce mois d’octobre 2016. Ce n’est pas faute de ne pas les aimer tendrement depuis plusieurs années déjà et d’avoir assisté à tous leurs concerts parisiens. Mystère et boule de gomme. Séance de rattrapage quelques heures avant leur concert au Divan du Monde. Je retrouve Mélanie et Stéphanie dans la rue, elles déchargent leur matériel pour le concert. On monte dans leur loge un peu frisquette, et elles s’installent toutes les deux sur le canapé en cuir en face de moi. Elles sont aussi gentilles qu’elles en ont l’air, et d’une grande franchise. Pendant toute l’interview, elles écoutent l’autre parler avec beaucoup d’attention et de bienveillance. On ne les aime qu’encore plus.

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Mélanie et Stéphanie Boulay (c) Emma Shindo

Comment ça va ? Qu’est-ce qui vous amène chez nous ?
Mélanie : Ça va bien, ça va très bien ! On est pas mal occupées ces temps-ci. Ce qui nous amène ici c’est tout simplement notre désir de revenir ! C’est un territoire pas du tout développé pour nous, les gens ne nous connaissent presque pas. Chez nous, on a quand même des assises. Ici on n’en a pas du tout. On commence à avoir une équipe en France, mais c’est encore beaucoup de développement et de travail à faire. C’est la quatrième fois qu’on est ici. On commence à sentir que les gens commencent à nous connaître un peu : on a fait un show à Lyon il y a deux jours, c’était super !
Stéphanie : C’était complet, les gens chantaient tellement fort, c’était fou !
Mélanie : C’était la première fois qu’on vivait ça ici. C’était fort parce que c’est beaucoup de travail quand même. On se déplace sur une longue période de temps, on est loin de la maison, c’est de l’adaptation pour nous d’être ici… et ce n’est pas gagné d’avance ! C’est comme si on était à la guerre à certains moment. En même temps, ça nous fait du bien car ça nous ramène à l’essentiel de ce métier là. Ça nous ramène au début de notre carrière au Québec, c’était un peu comme ça aussi : tu sais pas toujours à quoi vont ressembler tes conditions de spectacles ou qui va être ton public. C’est aussi ça qui nous amène ici : une espèce de soif de nous mettre en danger tout le temps, un besoin d’adrénaline qui nous fait voyager pour le plaisir de voyager. Là on voyage avec la musique : on a besoin d’avoir des projets, on ne peut pas se reposer sur nos lauriers dans la vie et se dire « là ça va bien, on va rester dans cette sécurité ». On a ce désir là de nous prouver à nous-mêmes qu’on est capables d’aller chercher le public ici j’imagine… C’est un défi, comme de l’orgueil quelque part !

Pourquoi sortir Lendemains, votre mini-album maintenant ? Sachant que votre deuxième album 4488 de l’amour vient tout juste de sortir en France.
Mélanie : Il vient de sortir en France, mais il existe au Québec depuis l’automne passé.
Stéphanie : Depuis un an…
Mélanie : Comme je te disais tantôt, c’est difficile pour nous de trouver une équipe ici, c’est pour ça que l’album vient juste de sortir en France sinon je pense qu’on l’aurait peut-être sorti avant. Et pourquoi Lendemains maintenant ? Parce qu’on manque tout simplement de patience ! On avait hâte de sortir ces nouvelles chansons qui existaient…
Stéphanie : Elles représentaient une époque aussi : c’était dans le présent et on ne voulait pas laisser du temps s’écouler avant de le présenter.
Mélanie : Je pense aussi qu’on est à une époque où on n’est plus obligé d’attendre les albums. Le fait que la musique se consomme rapidement, et par internet la plupart du temps délégitimise l’album complet traditionnel. Ça permet à tout le monde de sortir tout le temps de nouvelles affaires. J’ai même un de mes amis qui ne sort jamais d’album, mais deux EPs par année. C’est comme si la tradition de faire patienter longtemps ses fans avait été tuée. On avait ces chansons là, et on avait envie de les lancer dans l’univers…

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Vous voyez cet EP comme une suite à 4488 de l’amour, ou plus comme un aparté ?
Stéphanie : C’est comme un P.S. de cet album là, c’est justement pour ça qu’on l’a appelé Lendemains. Deux des chansons ont été écrites dans l’époque de l’album et n’ont pas trouvé leur place dessus pour une question d’ordre de chansons et d’homogénéité… même si elles étaient dans nos préférées. Et il y en a deux qui se sont greffées en cour de route. Là, on peut dire que la page se tourne, et que la prochaine étape va être complètement autre chose. Ce sont vraiment des ramifications du deuxième album.
Mélanie : C’est comme si on n’avait pas encore fermé la parenthèse… Une parenthèse post-tournée complètement folle, post-découverte de ce milieu là, de cette vie là…
Stéphanie : Qui a été aussi une période extrovertie où on a connu beaucoup de gens, avec une vie sociale foisonnante ; on est allées à la découverte de plein de choses, on a voyagé… et là l’automne arrive, et il y a une page qui se tourne.

Beaucoup de gens comparent notre musique à une couverture en laine.

Pour revenir à 4488 de l’amour, nous on l’a découvert dans l’avion pour le Canada en regardant les nuages. Je trouve que c’est une musique tendre, le genre de musique qu’on écoute au calme, sous sa couette avec un chocolat chaud et des petites guimauves. Est-ce que vous en avez conscience ?
Stéphanie : Tu n’es pas la première à le dire d’ailleurs ! Beaucoup de gens comparent ça à une couverture en laine…
Mélanie : Je pense que c’est une musique qui s’écoute dans un endroit clos, ça c’est sûr. Souvent on nous dit la voiture, à la maison ou au chalet… En plus il est sorti à l’automne, c’était une bonne période, ça marchait bien dans le contexte post-été. J’imagine que c’est comme ça ici aussi, mais chez nous à Montréal, l’été est une période effervescente, les gens deviennent fous dans leur tête. Quand l’été se termine, on revient à la maison, on commence à se préparer des petites bouffes réconfortantes…
Stéphanie : … des mijotés…
Mélanie : On fait plus des soupers à la maison…

J’écoutais les paroles de ces deux albums, et je me suis demandée quelle était la place que vous donniez aux rimes ? Parce que c’est plutôt rare maintenant les artistes qui font encore rimer leurs textes.
Stéphanie : Ça résonne beaucoup plus pour moi…
Mélanie : Stéph’ écrit d’une manière beaucoup plus structurée, souvent les pieds d’une phrase à l’autre sont pareils… Je compose plus à partir des mélodies et de façon un peu plus « éclatée »…
Stéphanie : Je ne sais pas pourquoi, je suis très attachée aux rimes et à leur richesse. Pense à « La Bohème », je sais que c’est un cliché, mais en relisant les paroles je me disais qu’à peu près toutes les rimes sont riches et je suis persuadée que ça contribue à l’effet « frisson ». Tu as le mot juste exactement au bon endroit. Le mot résonne d’une façon qui fait résonner le sens aussi. Je ne suis pas dans la rime pour la rime, loin de là. Je suis dans la rime pour le sens. Le mariage du sens et de la rime, c’est ce qu’il y a de plus touchant, harmonieux et beau pour moi. Des fois Mél’ me dit « on s’en fout de cette rime là » et je m’obstine, je suis sûre qu’il y a moyen de trouver LE mot. Souvent on y arrive.
Mélanie : Des fois on rime, on rime, on rime et à un moment donné la phrase ne rime pas. Ça contribue à créer un élément de surprise car on s’attend à quelque chose, et ce n’est pas ça qui vient.

Le mariage du sens et de la rime, c’est ce qu’il y a de plus touchant, harmonieux et beau.

Ça vous demande beaucoup plus de travail non ?
Stéphanie : On travaille beaucoup les textes oui. Merci de reconnaître ça, car nos textes sont simples et parlent de choses simples. Plein de gens n’y voient que de la simplicité alors qu’il y a beaucoup de travail derrière. On travaille ensemble, on a aussi un compositeur qui nous aide en repassant sur les textes. Aucun mot n’est laissé au hasard, jamais ! On peut travailler des heures pour trouver le mot exact, on retravaille les chansons 4, 5, 6 fois parfois, c’est vraiment important pour nous.

Je suis absolument accro à « De la noirceur naît la beauté » qui est sublime. C’est un peu la chanson ovni de votre album. Est-ce que vous pouvez m’en parler un peu ? 
Mélanie : Cette chanson a une histoire assez bizarre. Au départ on avait envie de faire une chanson qui s’adressait à notre grand-mère, finalement ce n’est pas ça qui s’est passé. On avait cette ritournelle mélodique et il se passait au Québec une période politique d’austérité. Quand une crise politique comme ça arrive chez nous, ça devient obsédant. Et cette chanson parle de ça.
Stéphanie : C’est politique mais ça représente l’idée du peuple qui va toujours réussir à vaincre…

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Est-ce que vous êtes les personnes romantiques de vos textes ?
Mélanie : Derrière chaque chanson se cache une histoire vécue par une de nous deux.
Stéphanie : Ou des amis proches.
Mélanie : Des fois c’est romancé, dans le sens où ce n’est pas collé 100% à la réalité. Mais ça part de nos histoires.
Stéphanie : Mais je dirais qu’en général je suis la partie un peu plus fleur bleue, je suis la partie quétaine du duo, et ma sœur essaye de me ramener toujours vers le moins quétaine : « tu ne peux pas dire ça, c’est trop kitsch »

On se connaît tellement qu’on ne met pas de gants blancs entre nous.

J’ai aussi une sœur, et je ne pourrais jamais faire avec elle ce que vous faites toutes les deux : travailler ensemble, habiter ensemble, être en tournée ensemble tous les jours… Vous me semblez extrêmement soudées !
Mélanie : Ce n’est pas facile ! Je pense qu’il y a plus d’avantages que de désavantages pour nous, même s’il y a quand même des désavantages. On se connaît tellement qu’on ne met pas de gants blancs, on se parle vraiment très très franchement. Pour certaines personnes, nous entendre nous obstiner c’est déstabilisant et insoutenable. Par contre je pense qu’aujourd’hui on est au top de notre relation, on n’a jamais aussi bien travaillé ensemble ! Dans le personnel on ne se chicane plus, c’est vraiment que dans le travail parce qu’on est deux filles avec beaucoup de caractère et des opinions très tranchées. En même temps je pense que c’est une force car honnêtement, je ne me verrais pas mener un projet solo et avoir 100% confiance en mon opinion uniquement. Il y a des confrontations mais c’est positif !
Stéphanie : On a beaucoup travaillé ça tu sais, on a laissé beaucoup de trucs derrière, on a défait certains mécanismes, c’était beaucoup plus difficile au début que ça ne l’est maintenant. Et quand on se tombe sur les nerfs, on prend du recul. On se feel bien, on a une bonne dynamique ensemble.

La musique nous vide de ce qui est moins beau en nous…

Est-ce que la mélancolie et la tristesse sont la thématique à la mode au Québec ?
Mélanie : J’ai l’impression que ce n’est pas seulement québécois. La plupart des gens écrivent avec ce qui les tourmente de profond. C’est plus un moteur créatif que le bonheur ; on a beaucoup moins envie de s’installer pour parler de ce qu’on vit de positif…
Stéphanie : Je ne connais pas tous les artistes européens de notre génération, mais j’ai l’impression que c’est peut-être un truc de génération. Je ne sais pas si ça a toujours été comme ça non plus, mais on essaie d’avancer dans un monde où tout est toujours en changement, tout est nouveau, on apprend les codes en même temps qu’on les casse, on va ailleurs, on essaie d’apprendre une nouvelle façon de vivre… et je pense qu’on doit être nostalgique d’une certaine époque aussi… Je trouve ça difficile de vieillir dans ce monde là, le monde n’est pas beau. On essaie autant de changer les choses que de revenir en arrière… On a un peu le mal de notre génération j’ai l’impression, quand je regarde les gens autour de moi, on ne sait plus comment vivre, on ne sait plus où aller… on veut être libres mais en même temps on veut s’engager…
Mélanie : Par contre je pense que ça a toujours été comme ça : c’est facile de romancer le passé et de juste retenir le meilleur, en oubliant que le passé venait avec son lot de malheurs…
Stéphanie : En tout cas moi j’ai toujours aimé la musique mélancolique…
Mélanie : La musique a pour ceux qui la compose un effet salvateur sur le mal-être qui nous entoure. C’est de ça qu’on a envie de parler. Ça nous vide de ce qui est moins beau en nous…
Stéphanie : Et l’impression que ça résonne aussi chez les autres, ça remplit autant que ça vide…

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Je voulais aussi vous parler de cette reprise de Céline Dion que vous avez enregistrée. Tout le monde reprend Céline en ce moment non ?
Mélanie : C’est vrai que Céline Dion est à la mode ! Ça a vraiment été une grosse année pour elle au Québec, c’est quand même notre artiste phare parce qu’elle vient de chez nous et on en est fiers. Pendant un long bout, les gens aimaient Céline Dion mais n’en parlaient pas et l’écoutaient en cachette. Puis Xavier Dolan a mis une de ses chansons dans l’un de ses films. René Angeli est décédé. Elle a fait sa grande tournée mondiale, elle est revenue chez nous à Montréal… Nous on avait déjà ça avant, et on voulait assumer notre côté kitsch.
Stéphanie : On n’a jamais arrêté de l’écouter. Elle fait partie de nous depuis notre enfance, la première chanson que Mél a chanté était d’elle ! Je ne trouve pas ça ringard car j’adore la vieille musique des années 1980-1990, la chanson était tellement bien écrite dans ces temps-là, j’aime les grandes voix, les envolées lyriques, les arrangements où tout est efficace, la pop assumée…

En reprenant Céline Dion, on voulait assumer notre côté kitsch !

Vous êtes de nouveau nominées à l’ADISQ (équivalent à nos Victoires de la musique ndlr) ! Félicitations. Est-ce que ce n’est pas trop dur d’être confrontées soit à des amis, soit à des gros noms de la chanson québécoise ?
Mélanie : C’est pas vraiment une confrontation. Nous on voit ça plutôt comme un jeu ! Le show business au Québec est vraiment minuscule, on ne fait pas beaucoup d’argent ! C’est pas très glamour et ça n’existe pas vraiment… à part pour quelques artistes. Même le rapport artiste-fan c’est rien comme ici. On peut marcher dans la rue, et si on croise quelqu’un qui nous connaît, il va nous saluer poliment, il n’y a pas de grand fanatisme ! Quand on est à l’ADISQ avec des robes qui valent beaucoup trop cher pour ce qu’on est capables de se payer, on est à la télévision avec nos amis musiciens et on ne se prend pas au sérieux. On célèbre le fait qu’on fait ce métier là et qu’on est vraiment chanceuses au final quand même ! Qu’on gagne, ou qu’on gagne pas, ça ne changera pas grand chose dans nos vies honnêtement !
Stéphanie : Ça a changé quelque chose en début de carrière pour nous, car quand on a gagné les Révélations, beaucoup de monde ne nous connaissait pas – et il y a encore plein de monde qui nous connaît pas – et ça nous a vraiment exposées à un public plus large. Ça a fait une grosse différence. À partir d’un certain temps tu espères être nominé mais en même temps quand tu ne l’es pas, il ne faut pas le prendre personnellement parce qu’il y a toujours des nouveaux artistes plus waouh que toi qui se présentent, des artistes sensations du mois comme on l’a déjà été. On essaye de se détacher de ça, même si on espère toujours gagner parce que c’est le fun, et on le sent comme une tape dans le dos. Mais comme Mél disait, cette année on y va juste pour être avec nos amis, Safia va sûrement gagner et on va être super contentes pour elle, on va faire la fête après ! Il faut surtout que ça serve à dire aux gens qu’on existe, que la musique est belle au Québec !
Mélanie : On se fête entre nous. C’est vraiment un gala pour se féliciter de faire ce métier là, tout le monde ensemble.

J’ai vraiment l’impression que vous êtes une grande bande d’amis musiciens à Montréal !
Les deux : Oui !
Mélanie : C’est drôle car dernièrement y’a un ami français de notre coloc Elliot Maginot qui est venu à Montréal. Il tripait sur les nouveaux artistes québécois de la relève, genre nous, Safia Nolin, Rosie Valland, Jesse Mac Cormack, Antoine Corriveau… on marchait dans notre quartier et il a rencontré toutes ces personnes là dans la même journée. C’est comme ça pour vrai ! C’est une grande famille, il n’y a pas de compétition, on s’aime !
Stéphanie : On s’envoie nos nouvelles tounes, on se demande les avis… c’est vraiment beau en fait !
Mélanie : C’est peut-être le fait qu’il n’y ait plus beaucoup d’argent à se faire dans le milieu de la musique qui fait qu’on est aussi relax les uns avec les autres…
Stéphanie : … on veut juste s’aider et que toute aille bien pour tout le monde. Et vu qu’on habite tous à peu près dans le même quartier, on sort et on se croise « salut on va tu au Verre bouteille prendre un verre ? ». C’est une belle ville Montréal ! C’est vraiment une belle vie qu’on a.

Est-ce que vous voulez me parler un peu de votre jolie mappemonde spéciale tournée sur votre site ?
Mélanie : Au départ l’idée est venue car on avait un clip qu’on ne savait pas comment partager… ?! (elle regarde sa sœur)…. Bref. Il y a beaucoup d’anecdotes qui existaient déjà, qu’on racontait à nos amis… on s’est rendu compte qu’on voyageait quand même beaucoup et qu’on était confrontées à des situations, drôles, tristes, rocambolesques… Et on s’est dit que ça pourrait être intéressant pour nos fans de nous suivre sur la route comme ça. Le site n’est pas encore complet, mais on veut aussi partager les endroits qu’on aime dans les villes qu’on visite, des vidéos… La fille qui a fait tous les dessins est aussi celle qui a réalisée notre clip « Jus de boussole », on est vraiment chanceuses de l’avoir, elle est exceptionnelle !
Stéphanie : C’est vraiment un work in progress, quand on avance dans la vie on ajoute des trucs…

Pour finir, un cliché sur les Français qui s’est avéré être vrai ?
Mélanie : Le plus gros cliché que je peux dénoter des Français c’est qu’ils nous voient comme des clichés nous-mêmes les Québécois. Souvent on entend « vous les Québécois, Céline Dion, l’orignal ! »
Stéphanie : « Vous chassez le caribou ? »
Mélanie : Cette façon de nous voir avec un cliché canadien, avec la veste à carreaux, le chasseur…
Stéphanie : … le chapeau de poils… qu’il fait toujours -20 degrés…
Mélanie : C’est ça ! Un Français m’a vraiment déjà demandé où était la ville souterraine ! (rires)
Stéphanie : Nous on commence à aimer Paris, au début on avait du mal à s’adapter à la vitesse. C’est un peu froid aussi par rapport à Montréal. Mais on aime ça cette fois-ci !
Mélanie : On commence à avoir des repères ! Mais quand tu arrives ici mon dieu Paris c’est tellement immense !

4488 de l’amour, disponible en France (Grosse Boîte).

Merci à Stéphanie, Mélanie, Hugues et Patricia.

Propos recueillis par Emma Shindo (Paris, 8 octobre 2016).

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