Scandal revient pour une sixième saison sous haute tension

COME BACK – Après une attente infinie, Scandal revient sur les écrans d’ABC à partir du 26 janvier. La sixième saison reprend là où la cinquième s’est arrêtée : les résultats de l’élection présidentielle. En filigrane, on y trouvera aussi le combat des femmes pour exister dans une société d’hommes.

La sixième saison de Scandal est annoncée pour le 26 janvier. Le retour de la série d’ABC sur les écrans télés américains a été retardé pour cause d’investiture présidentielle. On sait déjà qu’elle sera plus courte que les autres saisons, pour cause de grossesse de son actrice principale, Kerry Washington. Pour patienter, ABC avait trouvé une petite alternative : un spin-off de six épisodes diffusé uniquement sur le site de la chaîne ABC. Scandal Gladiator Wanted s’intéresse uniquement à l’équipe d’Olivia Pope : Huck Finn, Quinn Perkins et Marcus Walker. Et ils ont un objectif : trouver un nouveau stagiaire à leur cheffe, absente de la mini-série. On la retrouvera en revanche dès jeudi prochain. Et elle est très attendue.

La saison cinq a été un peu décevante. Elle mêlait différentes intrigues parfois pas faciles à suivre. Shonda Rhimes, la créatrice avait décidé toutefois de mettre les femmes au centre de la série. Olivia Pope en premier. La jeune femme avait enfin la possibilité de vivre au grand jour son amour avec le président américain, Fitzgerald Grant. Mais être la first lady de l’homme « le plus puissant du monde » n’a jamais été le rêve de cette femme foncièrement libre. Scandal, ce n’est pas un conte de fée daté, c’est une série on-ne-peut-plus ancrée dans la réalité, surtout quand il s’agit des relations amoureuses. Une femme doit-elle s’effacer derrière un homme ? Surtout pas. C’est ce que nous disait la cinquième saison.

Les femmes au cœur des combats de Scandal

Les combats pour les femmes. Les droits des femmes et leur volonté de s’affirmer comme être à part entière étaient les sujets principaux. L’un des messages était clair : « la femme n’est pas le chaperon de son mari ». Alors que la campagne présidentielle américaine battait son plein et que Donald Trump multipliait les saillies contre les femmes avec des termes plus ou moins orduriers, la série elle, mettait en scène des femmes fortes qui n’ont pas besoin des hommes pour être pleines, entières, vivantes, intelligentes. Puissantes. D’ailleurs, Shonda Rhimes a imaginé son Donald Trump, aussi vulgaire et insupportable dans la personne d’Hollis Doyle, candidat à la primaire républicaine, opposé à deux femmes dans la course : Susan Ross, vice-présidente et Mellie Grant, l’ex-femme du Président.

Retournons à Olivia. Miss Pope décidait de quitter de son grand amour, son rêve de maison dans le Vermont et de vie rangée et ordonnée. Elle décidait qu’elle ne voulait pas être un trophée que l’on expose, que l’on garde dans une prison dorée, la Maison Blanche. Elle voulait continuer  à faire vivre son cabinet de gestion de crises, se battre pour les autres. Et notamment pour les femmes. Celles qui ont été abusées par un soi-disant défendeur des droits des femmes, celles victimes de complots visant à les destituer, celles qui veulent tordre les idées reçues. Oui, une femme peut être Présidente. Et c’est l’objectif de Mellie.

L’ex-femme du président de la République, qui a pour objectif d’être la prochaine présidente des États-Unis. Républicaine, elle n’est pas toute propre, mais elle est une femme dans un monde homme. Sénatrice, elle se battait pour les causes des femmes : par exemple pour ne pas toucher au budget accordé au planning familial… Un planning familial que Donald Trump souhaite éradiquer. Toute la saison, elle est dans la course à la Maison Blanche, sera-t-elle présidente ? On le saura dans la saison 6.

Quand la réalité dépasse la fiction

Au travers du personnage d’OIivia Pope, c’est aussi le traitement médiatique, qui est réservé aux femmes, qui est mis en cause. Quand sa liaison avec le Président est révélée au grand jour. C’est elle qui est traînée dans la boue : elle est une pute, une briseuse de ménage, elle est une mangeuse d’homme, ambitieuse. Le Président lui, n’est jamais mis en cause. Pourtant, c’était lui l’homme marié qui est allé voir ailleurs. Cela rappelle, en filigrane l’affaire Clinton/Lewinsky. Et beaucoup d’autres scandales extra-conjugaux.

La saison 6 continuera sur cette lancée, assurément. Deux trailers ont déjà été mis en ligne et laissé entendre que cette nouvelle saison sera sous haute tension. Il y aura évidemment des guerres d’ego, du sexe, des trahisons, des meurtres, des manipulations dans les hautes sphères américaines et certainement quelques échos à la réalité.

La force de Scandal, c’est de mêler les événements politiques réels avec la fiction. Avec même parfois un peu trop d’avance. Récemment, Shonda Rhimes expliquait : « Il y a clairement beaucoup de choses qui se sont passées en vrai, très proche de nos histoires et que nous n’avions pas prévues. Des choses que je pensais improbables, qui relevaient de la fantaisie pure, qui étaient trop grosses pour être vraies à mon sens. Mais finalement, elles sont bel et bien devenues réalité ». L’élection de Donald Trump et les récentes révélations concernant les services secrets russes pourraient se retrouver dans la saison six ? Pour le découvrir, rendez-vous dès le 26 janvier.

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