Julien Doré à Mériadeck, l’homme qui faisait fondre la glace

LIVE REPORT – Ce jeudi 4 mai nous avions rendez-vous avec Julien Doré à la Patinoire Mériadeck de Bordeaux. Ce soir-là, la glace a fondu.

J’avais hâte de voir Julien Doré, l’ayant raté sur la tournée Løve. Le lieu est particulier, et pour rentrer dans la fosse on doit passer les rebords de l’étendue de glace, recouverte pour l’occasion. Les gradins semblent loin de nous, espérons que l’ambiance ne va pas en pâtir.

C’est le groupe électro OMOH qui ouvre, avec des chansons qu’on se verrait bien passer en soirée. Ils sont cinq, et s’avancent à tour de rôle sur le devant de la scène mettant en avant une voix et un instrument différents à chaque chanson. On est moins convaincu par leur nouveau titre en français « Amour 3000 ». Pendant ces premières 25 minutes, le public danse et se réveille un peu, et la salle finit de se remplir.

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Il est 20h50, et Julien Doré et son groupe entrent sur scène. Le chanteur a déployé sa crinière et avance dans une démarche langoureuse et assurée vers le pied de micro tout devant la scène. Dans ses yeux, l’envie brûle. Les six premières chansons – dont cinq tirées du nouvel album – s’enchaînent dans une énergie folle. On ne peut rester passif devant une telle démonstration, et l’on s’allume nous aussi. Le déhanché digne d’une vahiné sur Beyrouth Plage est convaincant il faut dire. Si on baisse les bras ou si on oublie de faire les chœurs, Julien comme le groupe nous relèvent. Ils ont pensé le titre de l’album & comme le symbole du lien qu’ils souhaitent tisser entre eux et nous. La réussite est éclatante, nous sommes entièrement conquis.

Chaleur et intimité

Alors le rythme du spectacle ralentit, et que Julien s’assoit au piano et entonne « Magnolia ». La salle suit sur le refrain, et les « Don’t be afraid » s’élèvent et nous enveloppent. Pour cette deuxième partie du concert, Julien et ses musiciens délaissent les podiums et se sont regroupés sur le devant de la scène. On continue de chanter sur « Winnipeg » alors que Julien retrouve le ukulélé. L’ambiance est intimiste, et l’on retrouve les premiers succès du chanteur, « Les Limites » et « Kiss Me Forever ». De bons souvenirs, mais on préfère de loin la profondeur nouveaux titres.

Julien Doré, Creative Live Session au Yoyo (c) Emma Shindo

Avant « De mes sombres archives », Julien nous raconte un autre concert joué à Bordeaux il y a dix ans à la Rock School Barbey. Il est ému de ce souvenir qui le frappe et nous remercie d’avoir su rendre ce moment chaleureux même si l’on se tient sur de la glace. La fin du concert nous le prouve, c’est bien lui et son groupe qui ont su la faire fondre.

Faut pas paniquer Julien, mais nous, on assez est sûrs de t’aimer.

Bordelais qui ont raté ce rendez-vous, la tournée Esperluette fait un arrêt à Pessac pour le Festival ODP début juin. On ne sait pas quoi vous dire de plus pour vous convaincre.

Setlist : Porto Vecchio / Le lac /Moonlight serenade / Beyrouth Plage / Coco câline / Chou Wasabi / Magnolia / Winnipeg / Les limites / Kiss me forever / Romy / Eden / Sublime et silence / On attendra l’hiver / De mes sombres archives / Rappel : Apache / Caresse / Paris Seychelles

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Émilie Boujon

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