Albin Lee Meldau annonce un nouvel EP et présente « Blooshot » réarrangé

CLIP – Albin Lee Meldau est un artiste précieux, un musicien qui incarne sa mélancolie jusqu’à la moelle. Il a annoncé la sortie d’un nouvel EP, assortie de deux singles aux arrangements mitigés.

Albin Lee Meldau l’un des artistes qu’on suit avec grand assiduité. Ce Suédois transpire le blues de sa voix puissante et sa mélancolie amoureuse. Il peut te faire chavirer l’âme. Lorsqu’on l’avait vu pour la première fois au MaMA Festival l’année dernière, sa performance était entrée à la première place de mes concerts préférés de l’année. Rien que ça. C’était un concert hors du temps, une démonstration de talent hors norme, une bonne grosse claque, en bonne et due forme. Son premier EP Lovers était aussi une franche réussite. C’était donc avec impatience qu’on attendait la suite.

Son nouveau single « Persistence » est sorti il y a quelques semaines. À vrai dire, je ne comprend pas ce qu’il s’est passé. Le morceau est sympa, rythmé, mais n’a pour moi, aucun intérêt. Quand Albin Lee Meldau a mis en ligne « Bloodshot » l’un de mes morceaux préférés, l’angoisse m’a repris. « Blooshot » apparaissait déjà en mode démo sur Lovers. C’était une ballade en guitare-voix, quelques arpèges et accords de guitare sèche qui mettaient en valeur cette voix exceptionnelle et relatait avec peine et intensité la fin d’une relation amoureuse. Cette chanson était fabuleuse.

J’ai écrit « Blooshot » avec Justin Parker l’année dernière à Londres. Cette chanson raconte l’histoire d’une personne, allongé dans son lit, et qui soudainement tombe sur une photo de son ex. Sauf que quelqu’un d’autre a pris cette photo. C’est une histoire triste, ou comment l’amour peut-être la chose la plus triste d’une vie – Albin Lee Meldau

« Bloodshot » est devenu un des titres phares de Mayfly, son deuxième EP qui en portera le nom. Sauf qu’on ne parle plus du même « Bloodshot ». Entre temps, Albin Lee Meldau l’a arrangé en mode Las Vegas. Batterie pesante en boîte, cordes faussement lyriques et cuivres James Bond… On ne pouvait pas faire plus kitsch. De la version, certes, épurée, le Suédois a décidé d’instrumentaliser lourdement sa ballade. On préférera largement la version live, postée parallèlement à la version studio, en low-tempo, et plus respectueuse de l’ambiance pesante de la démo originale.

► Bloodshot, sortie le 21 juillet (Caroline International).

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