Rag’n’Bone Man en totale maîtrise au Zénith de Paris (+ Lewis Capaldi)

LIVE REPORT – Un Zénith comble et comblé a assisté au grand show de Rag’n’Bone Man, accompagné en première partie par le jeune folkeux Lewis Capaldi.

On avait deux bonnes raisons d’aller au Zénith de Paris, ce jour d’Halloween 2017. Parce que tu sais bien qu’il nous en faut beaucoup pour aller dans cette arène froide, sans charme. Le désormais très reconnu et très charismatique Rag’n’Bone Man revenait à Paris, après un concert il y a quasiment un an au Trabendo, à quelques pas du Zénith. Accompagné en première partie par un jeune songwriter écossais dont on te parlait l’été dernier : Lewis Capaldi.

Officiellement, Lewis Capaldi faisait son premier concert en France ce soir-là. Officieusement, il nous racontait juste avant de monter sur scène, qu’il avait déjà joué dans le sud de la France, lors de vacances en famille quand il était petit. En tout cas, entre chanter dans un karaoké à 4 ans, et se présenter devant le public peu concerné du Zénith ce 31 octobre, on se dit que Lewis Capaldi ne se laisse pas décourager aussi facilement. Le jeune homme grimpe sur scène à 19h30, son set durera 30 minutes. Le temps pour lui de jouer les titres de son premier EP, Bloom.

Accompagné d’un pianiste, ou en guitare-voix, l’Écossais dévoile son surprenant timbre de voix éraillé à un public gonflé à bloc qui lui redemande plusieurs fois quel est son nom. Pas facile de décrypter l’anglais-écossais du chanteur, qui s’en amuse. On découvre enfin en live « Fade », écrite l’été dernier lors d’un voyage aux États-Unis, « Lost On You » et forcément, on est les seuls à chanter sur « Bruises », la chanson qui vient clore ce petit set, plus que convaincant ! E.S.

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Black Mirror et des cuivres

Avant que Rory Grahams, de son vrai nom, investisse la scène monumentale, il y avait une autre deuxième première partie. C’était long, c’était pas bon, c’était trop fort. Et on n’a pas envie d’en parler parce qu’on serait méchante. Il est 21h15 quand Rag’n’Bone Man arrive sous les applaudissements et les cris des spectateurs.

Là, quand il déboule sur scène, c’est une armée de téléphone qui s’élève dans la foule pour filmer les titres. On a l’impression d’être dans un épisode de Black Mirror tellement il y a des smartphones dans les airs. On essaie de faire fi de la technologie moderne pour s’intéresser à la voix impressionnante du chanteur. Entouré de cuivre, accompagné d’une choriste, Rag’n’Bone Man parcourt les titres de son album Human : les plus connus, les moins connus, « Human », « Grace », « Skin » bien sûr mais aussi la bouleversante « Odetta ».

Sa voix est d’une maîtrise incroyable, il tutoie les aigus, les graves, rappe, enchante la salle bondée toute acquise à sa cause. Il est bouleversant sur « Don’t Set The World On Fire » en guitare-voix. Il profite également pour rendre hommage au grand Charles Bardley qui a passé l’arme à gauche récemment. Le set est impeccable. Parfois un peu trop, on aurait voulu que ce soit moins mécanique, moins clinique, le mieux est l’ennemi du bien. Cela dit, cela n’avait pas l’air de gêner le public, ni les smartphones. S.B.

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Texte : Sabine Bouchoul et Emma Shindo / Photos : Emma Shindo

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