Dust Is Precious : inclusion et expérimentation pour le jour 2

FESTIVAL – Un deuxième jour à Angoulême pour le Dust Is Precious, entre lieux magiques et grosse soirée.

Ce deuxième jour sera très différent de la veille. La soirée débute à la Mairie d’Angoulême, installée dans l’ancien château des comtes d’Angoulême et transformé en hôtel de ville au IXème siècle par l’architecte Abadie fils, qui a laissé sa patte à de nombreux endroits de la ville. Nous avons rendez-vous avec Claire Days dans les grands salons. L’artiste nous accueille en guitare-voix devant une ancienne cheminée… et la photo d’Emmanuel Macron au-dessus de la tête, puisque c’est la salle du conseil municipal, transformée en salle de concert pour l’occasion.

La hauteur sous plafond, les lustres et le parquet nous plongent dans une ambiance particulière, un peu comme si on n’avait pas vraiment le droit d’être là. Plus touchés par le lieu que par le son et la voix de Claire Days qui peine à nous embarquer avec elle, nous quittons la mairie pour aller flâner le long des remparts d’Angoulême en profitant du coucher de soleil.

La diversité made in Dust Is Precious

On va jeter une oreille et nos yeux et à peu près tous nos sens dans la salle Odéon du Théâtre d’Angoulême pour découvrir toute la créativité d’Arnaud Fournier. C’est très expérimental, déroutant mais captivant. Il mélange les instruments habituels tels que le saxophone, la trompette ou la guitare avec des sons venus tout droit de son imagination débordante. Bruits de rasoir électrique, coup de flûte sur des cordes de guitare… le tout en usant et abusant des effets électroniques et autres loops qui lui permettent de nous proposer une expérience totalement débridée et foisonnante alors qu’il est seul en scène.

Puis c’est parti pour une grosse soirée à l’espace Franquin. Premier concert prévu à 21h30 ; c’est un peu tard ! Mais ça me permet de souligner la ponctualité parfaite tout le long du festival, bravo à l’orga ! On en profite donc pour faire un petit tour dans le sous-sol de ce centre culturel qui accueille les deux soirées payantes du Dust. La boutique Boum!, nous permet de découvrir un peu plus l’univers psychédélique et symbolique de Brulex à l’origine de l’affiche de l’édition 2026 de Dust Is Precious.

On entame la soirée avec le trio de Mad Foxes, de l’énergie brute et dansante à la fois. Ça réveille et nous met en joie pour toute la nuit ! À 22h45 tapantes, les filles de Grandma’s House s’emparent de la scène. Et elles ont beau nous annoncer qu’elles sont totalement épuisées et jet-laguées car elles étaient au Texas juste avant, elles envoient du lourd ! En plus de nous communiquer une super énergie, le quatuor originaire de Bristol (UK) est hyper sympathique et prend au moins autant de plaisir que nous à partager ce moment de rock.

Inclusion dans les musiques actuelles

Quelques heures plus tôt, Paul Dussaux (The Psychotic Monks), Étienne Clément (Futur Composé), Nicole Latalonnière (directrice de l’Association d’Aide aux NeuroAtypiques) et Christine Girard (accompagnatrice d’artistes) étaient présents pour une table ronde autour du thème de l’inclusion. L’objectif était de réfléchir à comment penser les lieux pour l’accueil des publics et des artistes atteint·es de troubles du spectre autistique. Comment rendre les espaces de musiques actuelles plus inclusifs ? Cette rencontre faisait le lien direct avec la programmation de fin de soirée. Le public a pu assister à un concert de The Psychotic Monks, associés à des membres de Futur Composé. Un projet créé au départ pour Rock en Seine dans le but de rendre la scène musicale accessible à des artistes atteints de troubles du spectre autistique. C’est donc un groupe enrichi de duos à la batterie, au chant et au clavier qu’on a pu voir sur scène.

Une belle façon de clôturer cette journée très éclectique mais tellement Dust Is Precious !