Natalie Jane touche les sommets à l’Alhambra
COMPTE RENDU – Le 28 avril 2026, nous nous sommes rendus à l’Alhambra, dans le 10e arrondissement de Paris, à deux pas du canal Saint-Martin, pour assister au concert de Natalie Jane.
Dans cette salle d’environ 600 places, sans sièges ni véritable distance entre la scène et le public, tout est pensé pour une immersion totale. Une vraie proximité se créé entre les artistes et le public, plutôt jeune ce soir-là et composé majoritairement d’adolescents venus voir Natalie Jane.
La soirée s’est ouverte avec Kyle Kelly, suivi de Colby!. Avant de laisser place à Natalie Jane, très attendue par le public.
Kyle Kelly ouvre la soirée

Kyle Kelly, chanteur américain révélé avec son premier single “my little heart” en 2025, a rapidement su se faire remarquer. En ouverture, il a enchaîné près d’une dizaine de titres, dont plusieurs encore inédits comme “all the things (i couldn’t ever say)” ou “so funny”.
Le public, d’abord un peu réservé, s’est progressivement laissé porter. Sa reprise de “we can’t be friends” d’Ariana Grande a clairement marqué un tournant. L’ambiance s’est réchauffée, les échanges avec la salle se sont multipliés, et les spectateurs ont commencé à chanter, sauter, danser, téléphones allumés en mains. Un très bon début de soirée.
Découvrez Kyle Kelly sur Spotify
Colby! La parfaite montée d’énergie

Colby! est arrivée sur scène avec une énergie incroyablement contagieuse. Elle occupait l’espace sans retenue, sautant, bougeant d’un bout à l’autre de la scène, allant à la rencontre du public dans tous les coins de la salle. Une présence spontanée et franchement engageante.
Originaire du Texas, l’artiste américaine propose une alt-pop efficace, portée par une voix qui peut rappeler, par moments, celle de Billie Eilish. Entre son univers et sa personnalité, elle a rapidement conquis la salle. Très à l’aise, elle raconte des anecdotes. Elle échange constamment avec le public, allant même jusqu’à lancer un jeu de “Have you ever…”. Chacun levait les mains, puis baissait un doigt à chaque réponse positive. Un moment simple, mais qui a vraiment conquis la salle et installé une ambiance légère et complice.
Comme Kyle Kelly, elle a aussi proposé une reprise : “The One That Got Away” (Katy Perry), largement reprise en chœur par le public. Si vous ne la connaissez pas encore, ça vaut clairement le détour : écoutez Colby! sur Spotify.
Natalie Jane, une voix hors norme

Du 27 février au 4 mai 2026, Natalie Jane a parcouru l’Amérique du Nord et l’Europe avec sa tournée the world i didn’t want, du même nom que son premier album. Révélée sur TikTok, elle s’est rapidement fait remarquer par sa voix impressionnante, capable d’atteindre des notes extrêmement aiguës, presque irréelles.
Dans la salle, l’attente monte. Une voix off, presque comme une annonce d’aéroport, prévient que Natalie Jane va bientôt arriver et invite le publier à crier pour l’accueillir. Les cris éclatent, et elle apparaît sur une scène épurée, ouvrant avec “Any1 but myself”, suivie de “4ever”.
Très vite, l’ambiance devient électrique. Le public, particulièrement réactif, chante avec elle de début à la fin. Sa pop navigue entre moments plus doux et montées soudaines vers des passages beaucoup plus rythmés, totalement dansants. Sur scène, elle est très à l’aise. Elle interragit beaucoup avec le public, plaisante, demande comment dire certains mots en français. Comme si elle s’adressait à des amis ! À un moment, elle repère une pancarte signalant l’anniversaire d’une spectatrice, et toute la salle se met alors à chanter pour celle-ci, dans une atmosphère spontanée et chaleureuse.
Entre instants plus calmes et explosions d’énergie, une chose ressort clairement : sa voix. Son registre est impressionnant, et ces notes aiguës, qu’elle enchaîne avec facilité, captent toute l’attention. Il y a quelque chose d’hypnotisant à l’entendre.


Texte et photos : Maia Mendilaharzu
