PANIC FEST 2026 : le rendez-vous métal au cœur des 2 Savoie

FESTIVAL – Le village haut-savoyard de Saint-Félix a vibré au son du Panic Fest. Un festival en petit comité pour de grands concerts.

Ce petit festival de musique métal, punk et rock est né en 2015 avec seulement une journée de concert durant les deux premières éditions. Après une pause en 2018, c’est en format deux jours qu’il est revenu en 2019 puis en 2022 et 2023. Cette année, c’était la 7e édition. Une reprise très attendue par les aficionados du Panic Fest avec une programmation à rendre presque jaloux le Hellfest ! Plusieurs groupes s’y sont produits avant de gagner en visibilité et d’être invités à Clisson. Cette année, on aura le plaisir de revoir les Suédois de Truckfighters (aussi à l’affiche du Hellfest 2026) ou encore Black Bomb A et Soulfly.

Panic Fest : un festival de métal digne des plus grands mais aussi pour les petits

Et quel plaisir de voir les artistes de près et de ne louper aucun concert puisqu’il n’y a qu’une scène ! L’ambiance y est familiale. Les habitants de Saint-Félix ont reçu une invitation par foyer pour assister à la journée du vendredi gratuitement. Le tarif est tout doux : 65€ pour le pass 2 jours et gratuit jusqu’à 12 ans. Les parents qui écoutaient Soulfly durant leur adolescence se sont donc fait une joie d’amener leurs enfants assister à des concerts sans stress ni foule.

On s’installe et on profite

On commence par s’installer confortablement sur le parking réservé aux vans et camping-cars. Il y a une zone d’herbe et un peu de sous-bois pour y planter les tentes. Grâce aux infrastructures du boulodrome sur lequel a lieu le fest, la zone camping dispose aussi de quelques toilettes et éviers. Ce n’est pas du 4 étoiles mais suffisant pour y passer une nuit. Le petit food truck à proximité propose café, gaufres et autres petites douceurs. Il sera le bienvenu pour le goûter ou pour le petit-déjeuner du lendemain. Situé à 500m de l’entrée du fest, on savoure le fait de ne pas avoir 30 minutes de marche en plein cagnard ! Et quel luxe de pouvoir retourner chercher une petite laine lorsque le soleil se couche sans perdre une miette des concerts.

La Muëtta pour sensibiliser à la préservation de notre planète

Plusieurs fois en début de soirée, je constate des hommes accoutrés étrangement, qui viennent parler aux spectateurs, leur donnant parfois une clé et nous demandant si nous partagerions l’accès à la réserve d’eau… Puis vers 19h30, au moment de l’inter-scène, une agitation se fait ressentir. Les trois hommes déguisés s’approchent d’une étrange forme en branches, écorces et mousse et commencent à entonner un murmure “muëtta, muëtta”. La marionnette géante prend vie. La Muëtta se réveille et entreprend un tour de piste. C’est la gardienne des eaux, un projet imaginé par les enfants du périscolaire de Saint-Félix grâce aux moyens mis en œuvre par la maire et guidés par les artistes de Blinderz Compagnie. Une belle parenthèse, oh combien d’actualité, pour sensibiliser le public à la préservation de la planète et des réserves en eau.

Première journée de découvertes et ambiance crescendo 

La journée du vendredi commence avec Until Therapy, qu’on avait déjà vu au Midgard Festival à Albertville. Groupe local, plein d’énergie incarnée notamment par le chanteur qui n’hésite pas à descendre de scène pour engager le public. Ce n’est jamais facile de faire une ouverture de fest. Programmés à 17h45, il n’y avait pas grand monde et personne ne semblait tout à fait prêt à s’ambiancer.

Même constat avec le groupe suivant Electric Shock. Malgré les trous dans le jeans, les chaînes, les pantalons en cuir ou encore les cheveux au vent, le groupe grenoblois manque un peu de jus pour réveiller le public qui arrive petit à petit.

Le quatuor de Lone Survivors commence à faire frémir les spectateurs. Le groupe fait de l’éthnocore : fusion des pulsations sacrées du Maloya traditionnel de l’île de la Réunion avec les structures complexes du djent et du métalcore. Un peu de nouveauté bienvenue. 

Etant donné le nombre de t-shirts à l’effigie du groupe et la foule massée devant la scène à partir de 21h, il est évident que les groupes précédents ont souffert de cette impatience du public à voir monter sur scène Blackrain. Avec leur look 100% glam rock et leurs origines hautes-savoyardes, ils étaient très attendus et ont conquis le public.

KLONE en point d’orgue du vendredi

Une fois le soleil couché, on est entré dans le vif du sujet avec le groupe Klone. Le groupe français, à l’origine de 10 albums en plus de 30 années d’existence, nous embarque dans leur ambiance planante. C’est surtout la voix de Yann Ligner qui nous attrape et ne nous relâchera qu’au bout d’une heure. C’est doux et envoûtant mais mordant juste assez pour te garder bien éveillé. J’ai vraiment adoré.

On termine en écoutant d’un peu plus loin le son des bisontins de Horskh. Un savant mélange d’EBM, de métal et d’électro qui convient parfaitement pour clôturer cette première journée de Panic Fest.