Hellfest 2026 jeudi : impossible de choisir entre chaleur et bonne humeur
FESTIVAL – Cette année, c’est reparti pour une deuxième édition du Hellfest. Je vous embarque avec moi pour revivre ces 4 jours intenses dans une chaleur qui me rappelle que j’ai choisi de venir en enfer !
Après des flâneries au HellCity, passage rempli de stands, bars et boutiques qui précède l’entrée sur site, l’heure de l’ouverture des portes sonne. Direction ma scène fétiche, la Valley. Ce sont les trois suédois de Truckfighters qui ouvrent l’édition 2026 du Hellfest. Le groupe propose un mélange de stoner et de hard-rock progressif et mélodique. Il a d’ailleurs été qualifié de « best band that ever existed » par Josh Homme (le chanteur de Queens of the Stone Age). Moi, il ne m’en faut pas plus pour avoir envie de les découvrir ! Et nous étions nombreux en ce début de jeudi après-midi à avoir décidé de commencer le festival par ici. Truckfighters a tenu toutes ses promesses : du stoner qui groove, du fuzz et des mélodies. Et les trois suédois ont vraiment eu l’air de kiffer au moins autant que nous.

Je reste à la Valley pour un moment planant avec Elder. Je les attendais impatiemment après les avoir découverts lors des écoutes préparatoires et j’ai beaucoup apprécié leur concert. Rien d’étonnant puisqu’il s’agit d’un groupe avec des morceaux de plus de dix minutes, des passages full instru sublimes, des cheveux longs qui virevoltent et des artistes qui s’éclatent. C’est la formule parfaite pour moi ! Petite anecdote de fin de concert : un fan demande de récupérer la setlist et Nick Dissalvo (chant et basse) lui répond en rigolant « mec, on a joué 3 morceaux, on n’a pas besoin de setlist ! »

Entre découvertes et confirmations de ce Hellfest 2026
Puisque la chaleur et l’absence totale d’ombre ne suffisent pas à me faire déserter cette scène, j’entame la soirée avec le duo déjanté de The Inspector Cluzo. Plus qu’un concert, c’est un spectacle de voir ces deux gars bien propres sur eux s’éclater autant. Malcolm à la guitare et au chant (Laurent Lacrouts dans la vraie vie) et Phil à la batterie (aka Mathieu Jourdain) sont fiers d’être autoproduits et d’avoir tourné dans de nombreux pays avec plus de 1200 concerts. Ils n’oublient pas de nous le rappeler régulièrement au cours de leur show. Ils ont de belles valeurs et sont aussi engagés dans un projet de ferme agro-écologique autarcique dans le Sud-Ouest de la France, alors on leur pardonne leur auto-promotion !

Petite pause en attendant d’aller admirer Skald sous la Temple. J’écoute Uncle Acid & The Deadbeats… Pas vraiment convaincue. Je vais jeter une oreille du côté des mainstages histoire de prendre la température du festival « grand public ». Papa Roach a du succès. Quand Jacoby Shaddix (chanteur/fondateur du groupe) fait monter son fils Brixton sur scène pour le titre « Braindead », ça fait un carton. Le public est conquis par ce moment de mignonnerie. Je trouve ça surtout un peu drôle de voir ce mini-Jacoby avec les mêmes mimiques que son père en train de tout donner sur scène pour rendre fier son papa.
Pagan métal et célébration d’Ozzy
Me voilà totalement prête à embarquer dans l’univers nordique et poétique de Skald sous la Temple. Un moment suspendu. On ne comprend pas les paroles, bien que le groupe soit français. En effet, ils utilisent des langues telles que le vieux norrois, langue traditionnelle des scaldes scandinaves. Mais on est captivés par l’atmosphère qui se dégage de la scène. Les instruments sont multiples et originaux, ils utilisent la vièle ou la lyre mais aussi des sons tirés d’un crâne d’âne ou des bois de cervidés. Et toujours au rythme des tambours chamaniques et des frappes sur une plaque métallique ornée de runes. J’avais adoré le spectacle de Heilung l’an passé, et je suis à nouveau conquise par Skald. Je vais creuser mes écoutes de pagan car il semblerait bien que ce soit un style que j’affectionne particulièrement !

Pour la suite de la soirée, on se retrouve nombreux aux mainstages pour regarder le show burlesque et provocateur d’Alice Cooper. Bien que pas très fan du heavy metal des 1970’s, la reprise de « Smells Like Teen Spirit » de Nirvana met tout le monde d’accord… Et nous permet de patienter ensemble en chantant ! Il est 23h30 et tout s’arrête sur le site du Hellfest. Tous les festivaliers ont le regard tourné sur les écrans qui diffusent des images souvenir du grand Ozzy Osbourne. L’hommage au Prince of Darkness s’achève par un feu d’artifice grandiose. Un moment de communion, chargé d’émotion, au son de « Bark At The Moon ».
Fin de journée étonnante
Pour finir la soirée, je reste écouter un peu Bring Me The Horizon. Mais je retourne très vite sous l’Altar pour découvrir Igorrr et je ne suis pas déçue. Le groupe alterne entre les sons gutturaux de JB Le Bail et le chant lyrique de Marthe Alexandre. Et ils oscillent entre musique du monde, baroque et électro, le tout à la sauce metal. Bref, Igorrr nous embarque dans leur univers lourd et complexe mais captivant. J’en sors un peu transformée, fatiguée mais heureuse de terminer ainsi mon premier jour du Hellfest 2026.

Texte et photos par Cl-ear
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