Fête de l’Humanité jour 1: du monde, Sam Sauvage et Ino Casablanca

FESTIVAL – Ça y est, comme tous les deuxièmes week-ends de septembre, la Fête de l’Humanité ouvre ses portes ! On vous raconte ce premier jour.

Comme l’année dernière, on a remis nos meilleures chaussures (hélas non) et préparé notre meilleur sac pour marcher sur le sol cette fois-ci resté sec de la Base 217. Une première journée (enfin, plutôt un premier après-midi) passé à la scène Joséphine Baker pour écouter Sam Sauvage et Ino Casablanca.

Sam Sauvage : attention, avis de tempête sur l’Huma !

Bon, pour ne rien cacher, on n’a pas pu voir l’intégralité du set de Sam Sauvage. D’aucuns diront que c’est un mauvais choix de chaussures qui nous a ralenti, d’autres blâmeront le monde et les transports… Mais pas de drame! Car sans vouloir tout spoiler, on aura l’occasion de revoir Sam lors de son Olympia (donc, ouf ! Tout va bien).

En tout cas, lorsqu’on arrive, le set est bien entamé, et le public déjà au rendez-vous. Sam Sauvage, c’est avant tout un personnage, dont on ne sait s’il sort d’un dessin animé de Tim Burton ou d’un film des années 1950. Une chemise, une cravate, des cheveux ébouriffés et une voix puissante, c’est ce qui s’offre à nous sur cette scène.

En fait, il y a dans Sam Sauvage un peu de Bashung, mais aussi beaucoup de poésie et un maximum d’autodérision. Sur la scène, il déclame son « avis de tempête » dans un phrasé tout particulier. Sam devient présentateur météo. Son bulletin ? Une humanité éteinte par l’apocalypse. Rien que ça. Une mise en abyme qu’il interprète jusqu’à la folie. Le public est coi, et il le reste pendant « Un cri dans le métro », qui, comme son nom l’indique peut-être, crie la douleur d’un sans-abri ignoré dans les transports.

Il termine son set sur « La fin du monde » et cette fois-ci, comme son nom ne l’indique pas, elle invite le public à danser sur une mélodie entraînante qui clôture en beauté notre premier concert de cette édition 2026.

L’inclassable Ino Casablanca

Clairement, le concert attendu sur cette scène ce soir, c’était celui d’Ino Casablanca. On n’a jamais vu autant de monde se presser devant la scène Joséphine Baker. Ici aussi, on mentirait si on disait bien connaître Ino Casablanca – mis à part « BISSAP DU 20ÈME » et quelques vidéos vues sur TikTok, c’était une totale découverte.

En glanant quelques informations par-ci par-là, on apprend qu’Ino est né en Espagne, d’origine marocaine, et qu’il a grandi en France. C’est là qu’on comprend pourquoi ce qui résonne dans nos oreilles ce soir ne ressemble à rien d’autre. Y’a de l’espagnol, de l’arabe, des jolies mélodies et du partage.

Sur scène il joue des morceaux de ses deux EPs sortis à quelques mois d’écart, notamment « CLUBMASTER » et la foule se fait une joie de lui crier Ino Whitehouse (eh oui, faut suivre en cours de langue pour écouter Ino) ! En tout cas, l’heure passée sur scène transforment la Fête en un carnaval musical et enjoué.

Une fin de soirée royale

On s’excuse pour l’écart qu’on va faire, car oui, le show de Drag Race n’est pas tout à fait de la musique. Mais, il y avait Mami Watta et Soa de Muse alors on ne répond plus de rien. Plus sérieusement, le spectacle Drag Race a été spécialement conçu pour l’Huma, et on y a retrouvé les cinq Queens des cinq saisons de Drag Race France : Elips, Kam Hugh, Misty Phoenix, Mami Watta et Soa de Muse. Lesquelles ont offert au public un show lé-gen-daire composé essentiellement de lipsyncs endiablés, de tenues pailletées et de danses !

Il est 23h40 quand le show se termine et il est temps pour nous d’aller se reposer (un peu) avant d’entamer la deuxième journée.

Crédit photos: Lou Geniller