Fête de l’Humanité jour 2, du calme à la tempête : Oxmo Puccino, Gauvain Sers, THÉA

LIVE REPORT – Ce matin on réentame notre marche (disons plutôt notre pèlerinage à ce stade) vers la Base 217, prêts pour commencer ce deuxième jour à la Fête de l’Huma !

On est tout poussiéreux, et pourtant on en redemande ! On est sur place aujourd’hui pour un beau programme en perspective : Oxmo Puccino, Gauvain Sers et puis THÉA, nouveau phénomène qu’on attend de découvrir.

Le mélodieux Oxmo, une parenthèse dans l’effervescence de la Fête

On arrive encore une fois un peu tard pour apprécier l’ensemble du set d’Oxmo Puccino, qui se produit sur la grande scène Angela Davis en plein après-midi. Il faut dire qu’on a parfois un peu de mal à appréhender le temps qu’il faut pour se rendre sur la Base 217 (et aussi qu’on a mal aux pieds, eh oui, la faute aux Dr. Martens).

En tout cas on réussit à capter quelques morceaux du show d’Oxmo, dont il se dégage une grande humilité et une grande envie de partage avec le public. Son concert offre une parenthèse, un peu de calme dans toute cette effervescence.

Entre terroir et engagement

On se retrouve ensuite à la scène Joséphine Baker (oui, à nouveau), et on applaudit Gauvain Sers, qui est venu à son image : dans toute sa simplicité, avec sa casquette, son jean et sa guitare. Sur scène pas de fioriture, et en même temps c’est ce qu’on attend de ce chanteur qui loue son terroir et ses origines.

Le public de l’Huma est familial, mais il y a de tous les âges. Cet habitué de la Fête (son troisième passage, tout de même) n’hésite pas à marquer plusieurs fois son engagement, que ce soit au travers des interractions avec son public que par le choix de sa setlist. On est ravis d’entendre « Hénin-Beaumont » (cette fameuse commune du nord de la France tristement connue pour les scores faramineux qu’y obtient l’extrême droite à chaque élection).

Et finalement, la tempête THÉA

On reste encore un peu sur la scène Joséphine Baker (pour changer), parce qu’on attend THÉA, dont on a beaucoup entendu parler, sans pour autant l’avoir jamais entendue !

On est en place dans le crash quand on se rend compte du monde qui est venu pour l’applaudir. Des fans de la première heure dans les premiers rangs qui scandent son nom. Et quand elle arrive, on a l’impression qu’il est looooooin le temps des chansons à la gratte de Gauvain Sers.

On retrouve dans ses chansons un peu de Yungblud, en version française et résolument féminine (et féministe). Clairement, si on devait la classer sur l’échelle de la coolitude, THÉA pèterait tous les scores, elle qui arrive sur scène en mode lunettes de soleil, buffalos et t-shirt floqué « punk ». On en ressort soufflés, de quoi nous redonner du poil de la bête pour notre dernier jour à la Fête de l’Huma.

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Crédit photos : Lou Geniller