Une journée avec Half Moon Run aux Vieilles Charrues

Conférence

« Il y a un lien spécial entre la France et le Canada. Ca doit être la french connexion, en tout cas nous, c’est le pays où l’on préfère tourner » (Devon). C’est vrai qu’il y a une étrange connexion entre Half Moon Run et la France, pays dans lequel ils viennent finalement assez souvent.

L’album est sorti en début du mois de juin, mais cela fait un bon moment déjà que les frenchies se sont épris du groupe. On se souvient qu’à La Maroquinerie en mars dernier, la salle entière chantait les paroles avec eux. Pour Dylan (le batteur) : « C’était un moment très spécial. On tournait en Europe depuis un petit moment, et c’était la première fois que tout le monde chantait avec nous. C’était brillant ».

Sur la route depuis déjà deux ans, le groupe enchaîne les concerts et rares sont les pauses. Comment la résumer en quelques mots ? : « Je crois que c’est impossible, déclare Isaac. On a tourné quasiment tout le temps, nos familles et nos amis nous manquaient terriblement. Mais en même temps, on adorait ça. »

Balances

Quelques notes de claviers sonnent au loin. On se dépêche pour traverser la zone backstage puis la plaine entre la scène Glenmor et Kerouac pour finalement assister aux derniers instants. Pas grave. On les voit boire une bière et regarder au loin le festival encore vide. Et puis, ils disparaissent pour se changer et se préparer.

Concert

Vers 15h, les portes de la deuxième journée des Charrues s’ouvrent. On a un peu peur au début, car la scène Glenmor est vaste, et les Canadiens jouent en ouverture de concert, soit en début de matinée pour les festivaliers.

Ils sont heureux d’être là, leurs sourires ne mentent pas. Et leur musique s’en ressent. Ils joueront tous les titres leur album Dark Eyes, ainsi que « Rock’n’roll life ». Le public est d’abord un peu renfrogné , puis charmé et exalté lorsque les premières notes de « Call Me in the Afternoon » retentissent. La setlist habituelle est bien rodée, et lorsque « She Wants to Know » vient clôturer le concert, la foule en redemande.

Ils finissent par revenir et nous explique qu’étant tellement excités de jouer aux Charrues, ils ont joué trop vite. Donc les voilà lancés pour un bis (imprévu), chose peu commune dans un festival. Tant mieux, on n’a jamais assez de Half Moon Run.

Photos : Sabine Bouchoul & Emma Shindo

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