On y était : Angus & Julia Stone aux Nuits de Fourvière

ON Y ÉTAIT – Le Festival des Nuits de Fourvière accueillait les Australiens Angus et Julia Stone hier soir. « Hier soir » étant le match de défaite de la France à la coupe du monde (quoi, Math’ tu parles de foot ?! Laissez-moi expliquer pourquoi !), on peut décemment dire que ce vendredi soir ne fut pas le plus funky et jovial possible en notre belle ville de Lyon. Oui lorsque l’on va voir du folk on sait que l’on n’y va pas pour pogoter, mais Angus et Julia Stone nous ont proposé une prestation vraiment ultra soft, triste et finalement assez ennuyeuse…

Déjà pas de chance pour eux ils passaient après Emilie Simon, un peu moins d’une heure de set qui en parut vingt, et une prestation totalement désincarnée, pas du tout mélodieuse et donc assez irritante. Bref, on l’a endurée pour accueillir enfin un duo qui nous avait manqués depuis trois ans, date de leur dernier passage à Lyon. La sortie du single « Grizzly Bear » augure un très bon album à venir, donc autant dire que malgré le contexte footbalistique, la pluie qui commençait à arriver, le public était visiblement extatique.

Le ressenti mitigé de ce concert vient du fait, il me semble, que j’aurais pu intituler cet article Julia Stone et ses boys à Fourvière. Julia ma fille, permets-moi de te le dire, mais sous tes faux airs de midinette timide, tu prends toute la place. Et même si oui, tu as du talent, on ne peut qu’être émerveillé de ta maîtrise ET de la guitare, ET du piano ET de la trompette, tout tourne autour de ta voix sur cette scène et c’est bien dommage. Car si oui, tu as du talent, ton frère Angus en a beaucoup plus, et il faut dire que nous nous étions bien habitués à Angus seul…

Alors est-ce cette habitude qui fait que nous n’avons plus le sentiment (ou simplement l’envie ?) d’avoir à faire à un duo ? Les minauderies de Julia la rendent omni-présente et Angus ne semble plus être qu’un faire-valoir, assez inaudible dès que les harmonies se présentent. Quel dommage…

Bien qu’étant supposément spécialiste ès-Angus et Julia Stone, je dois reconnaître n’avoir reconnu que peu de titres hier soir. Il y en avait bien sûr pas mal de nouveaux mais globalement la setlist était très, très sombre. Comme dit précédemment on sait ce que l’on vient voir quand on assiste à un concert de folk, mais là on était loin d’un concert simplement mélancolique, c’était triste et très down. Heureusement il y eut de jolis instants, nous apprécierons d’ailleurs le fait que les frangins se débarrassèrent rapidement de leur méga hit « Big Jet Plane », en le proposant réarrangé et moins téléphoné. On avait oublié d’ailleurs à quel point leur duo est beau, mais malgré quelques instants de grâce, la sauce ne prit pas vraiment…

Mention particulière à la fin du concert qui, comme à chaque fois à Fourvière, fut dantesque ! Envolée de sous-culs qui prit le groupe au dépourvu, retour pour un rappel tout en émotion, Julia et ses boys en acoustique derrière elle, la chaire de poule était bien là cette fois. Et puis surtout le très beau et très attendu « Santa Monica Dream », Angus et Julia seuls, en toute intimité, visiblement émus et cette fois se sont bien les larmes qui vinrent dans nos yeux… Retrouvez ce morceau sublime ci-dessous.

Donc un sentiment mitigé en sortant du théâtre antique, mais on ne repart pas fâché non plus, on se dit que c’est la faute à la météo… Au foot… Et on espère juste que l’alchimie opérera mieux sur l’album à paraîtrele 29 juillet.

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Une pensée sur “On y était : Angus & Julia Stone aux Nuits de Fourvière

  • 28 mai 2018 à 9 h 06 min
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    Eh bien moi, j’aurais bien voulu « endurer » Emilie Simon à votre place!

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