Festival Soirs d’Eté : Nick Mulvey, Eugene McGuinness, Kodaline et John Butler Trio

Hier soir on avait rendez-vous sur la place de la République pour notre première soirée au festival Soirs d’Eté Ouï fm. Heureusement la pluie a été clémente et a su s’éclipser quand il fallait, ou alors les changements de sets sont intervenus aux bons moments. L’affiche de ce mardi 8 juillet était assez exceptionnelle (le gros kiff’ ouaich) et la seule chose qu’on pourra regretter est la durée des sets, 7-8 chansons par passage. Si le public était peu nombreux à 19h, la place était littéralement bondée vers 22h, lorsque les Australiens de John Butler Trio ont débarqué sur scène. Retour sur une bien belle soirée.

Nick Mulvey, timide.

Coiffé de son bonnet de marin, Nick Mulvey a eu du mal à trouver sa place à 19h sur la grande scène du festival Soirs d’Eté. Accompagnés d’une batterie, d’une contrebasse-basse et d’une chanteuse, il nous a semblé un peu « en dedans » malgré son joli timbre de voix et son folk aux sonorités afro-cubaines. Un peu difficile pour le public de se faire une idée du garçon vu le petit set de 20 minutes qu’il a délivré. Je reste sur la réserve, en attendant de le revoir dans un endroit plus intime, surement plus propice à sa musique.

Eugene McGuinness, pile électrique 

Quelle découverte que cette boule d’énergie britannique. Eugene McGuinness est juste électrisant, sa musique vive et radieuse, son rock impeccable et irrésistible. Lui, il est content d’être là et ça se voit. La pluie s’arrête pendant son (trop) court set, tandis que nos yeux sont rivés sur la scène. Ca dépote. Impeccable Eugene, on aime !

Kodaline, dans le sillon de Coldplay

Malgré ce que beaucoup en pensent et ont dû en penser, Kodaline fait (selon moi) de la belle musique. Certes les jolies mélodies, les paroles simplettes-gnangnan et les beaux gosses ça attire les jeunes filles en fleurs. Il n’empêche. Ces mecs sont cruellement condamnées à cause de ça et de leurs influences bien reconnaissables (hey Mumford, coucou Coldplay ! hello U2 ! ). Pour ma part, j’ai arrêté de ne pas assumer mon côté groupie et fini par succomber entièrement aux premières notes de « High Hopes » pour chanter à gorge déployée sur « All I Want ». Il y a juste quelque chose de « Magic » chez Kodaline, n’en déplaisent à leurs détracteurs.

John Butler Trio, masterclass : acte 2

Autant être honnête avec vous dès le départ : John Butler Trio ce n’est pas ma came. Et pourtant … Ils ne sont que trois (le principe du trio me direz-vous) et envoient vraiment, mais genre vraiment du lourd. Du lourd musical : rien à en dire tellement c’est parfait, tout est calé, tout est travaillé, ils savent ce qu’ils font, ils savent où ils vont, ils sont John Butler Trio.  John a beau être sur le coté gauche de la scène, c’est le centre de l’attention, enchaînant banjo, tapping, descentes de bottleneck et solos de guitare. Batteur et contrebassiste/bassiste accompagnent et soutiennent la cadence. Et ils ne sont que trois. Trois virtuoses. Awesomeness total. Mais bon, je n’achèterai pas leur cd hein, ne poussons pas mémé dans les orties.

Photos : (c) Emma Shindo

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