On y était : Juliette Armanet au Flow

Hier soir au Flow, on s’est embarqués pour un concert exceptionnel. Voguant paisiblement au grès des envolées lyriques de Juliette Armanet, ou affrontant une tempête de disco, la soirée fut pleine de surprises.

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Juliette Armanet cachait bien son jeu. On était déjà conquis par son premier EP Cavalier Seule qui faisait la part belle à la chanson mélancolique, mais on ne s’attendait pas à ce qu’elle enflamme la salle du Flow à ce point. Pour la première fois sur scène elle est accompagnée de trois musiciens : un batteur, un bassiste et un claviériste-guitariste. Ce qui lui permet d’osciller entre plusieurs dynamiques et de proposer des morceaux – ceux figurants sur l’EP ou le premier single « L’amour en solitaire » – réarrangés spécialement pour la scène.
Le concert commence avec les trois musiciens jouant une intro à « Manque d’amour ». Après quelques mesures, d’intro, elle sort souriante et sautillante de derrière les coulisses. Elle s’installe au piano : un piano arrondi fait de franges blondes et de touches verticales. Parce que oui, la mise en scène n’est pas laissée au hasard. On aperçoit même, lorsqu’elle se lève pour aller chanter/danser au devant de la scène, qu’une véritable queue de cheval (clin d’œil au visuel de Cavalier Seule) sort de son jean’s.

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Les morceaux s’enchaînent, laissant le temps à Juliette Armanet d’amener des transitions à l’humour simple et efficace, permettant aussi au public de se remettre de ses émotions. Parce que des émotions on en a. Que ce soit sur les titres endiablés, où l’on se lève volontiers pour remuer des hanches (« Un samedi soir dans l’Histoire »), ou sur les morceaux tristes à pleurer, on est complètement envoûtés par la présence et l’éloquence de la chanteuse. Les textes sont tantôt hilarants, tantôt poétiquement déprimants et toujours élégants.
Elle se retrouve parfois seule au piano (« L’Accident », « Sous la pluie ») pour nous chanter de beaux malheurs. On ne peut s’empêcher de vivre avec elle les sentiments torturés qu’elle chante, grimaçante d’émotion et d’implication notamment sur « Adieu Tchin Tchin ».

La salle est comble, le public connaisseur est acquis dès les premières notes. Lorsque Juliette Armanet demande s’il y a un Alexandre dans la salle, c’est son cousin qui se porte volontaire. Elle l’accueille à ses côtés, au piano, et lui chante dans le creux de l’oreille « Alexandre », une déclaration d’amour qui en devient très drôle au vue de leur parenté.

C’est une jolie surprise qui nous attend pour le dernier morceaux de la soirée. Sur scène s’installe dans l’obscurité une étrange chorale. Lorsqu’ils se retournent pour accompagner le duo de voix qui avait entamé le morceau, ce ne sont que des yeux et des bouches fluo qui illuminent la scène. Drôle et étrange, la soirée se conclut en beauté.

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