On y était : Jake Bugg + Blossoms à l’Elysée Montmartre

LIVE-REPORT – L’Elysée Montmartre, la somptueuse salle du 18e arrondissement de Paris renaît littéralement de ses cendres. Elle a acceuilli le jeune Jake Bugg pour un concert en demi-teinte.

J’avoue. Je ne suis pas une grande fan de Jake Bugg. Pourtant, je vais le voir en concert avec la secrète volonté de changer d’avis. Il était en concert à l’Elysée Montmartre, lundi 7 novembre. C’était un chouette moment. L’Anglais a haussé les sourcils quelques fois, il a levé la tête de son micro de manière furtive, il a même souri. C’était aussi rapide que Usain Bolt sur un 100 mètres aux Jeux Olympiques. Et quelques fois, il a parlé. Il était heureux d’être à Paris. Malheureusement, ça ne s’est pas vu, mais c’est Jake Bugg. Niveau expression et décontraction, c’est le minimum syndical.

Lui, il est là pour chanter. Et il a enchaîné les titres avec plus ou moins d’implication et d’émotion. Le must : les moments où il était en tête à tête avec sa guitare acoustique. C’est dans cet exercice-là qu’il excelle. Le moins bien : l’interminable interlude rock’n’roll avec la même rythmique à la batterie pendant quinze minutes. Quand on n’a pas l’aisance d’un Jerry Lee Lewis, le rock’n’roll façon Memphis Tennessee, c’est dur. Pour moi, ce passage « Nashville » était aussi long et chiant que de regarder un dimanche soir, un film d’auteur coréen non sous-titré. Désolée, j’ai jamais apprécié le cinéma coréen. Bien sûr, il y a eu des fulgurances, de jolis moments suspendus quand il décide de faire tomber le masque, quand le public sort de sa torpeur pour frapper des mains ou chanter un refrain. Mais il n’y a pas eu assez pour me convaincre.

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Blossoms, les petits frères d’Arctic Monkeys

Pour tout te dire, j’ai beaucoup plus été convaincue par la première partie. Blossoms, eux aussi Anglais. Jeunes, chevelus et aussi nonchalants que Jake Bugg. Ils ont l’arrogance des rockeurs qui débutent et l’assurance de ceux qui ont beaucoup regardé les concerts d’Arctic Monkeys. Ca ne m’étonnerait pas d’apprendre qu’Alex Turner est l’une de leurs références. Ce n’est pas la plus mauvaise. Le son est bon, il est électrique, je regrette une chose : le synthé beaucoup trop années poussiéreux qui donnait l’impression d’entendre Europe de temps à autre.

Texte : Sabine Bouchoul | Photos : Emma Shindo

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